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L' Auto-Entrepreneur
Qu'est-ce-que le régime de l'auto-entrepreneur ?Le régime de l'auto-entrepreneur repose sur le principe de la simplification des procédures administratives pour l'entrepreneur. Ce régime est adapté aux entrepreneurs qui réalisent un chiffre d'affaires limité.
Qui est concerné par le régime de l'auto-entrepreneur ?Pour en bénéficier, vous devez obligatoirement exercer votre activité professionnelle sous la forme d'une entreprise individuelle (en nom propre). Votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser un plafond, différent selon l'activité exercée. Ces plafonds sont réévalués chaque année. Pour l'année 2011 ils étaient de :
32 600 euros Hors Taxes en ce qui concerne :
Sont exclus d'office de ce régime :
Depuis le 01 janvier 2011, les auto-entrepreneurs doivent déclarer leur chiffre d'affaires tous les trimestres (ou tous les mois selon l'option choisie). Que se passe-t-il si vous dépassez ces plafonds ?Vous pouvez conserver le statut d'auto-entrepreneur tant que vous ne dépassez pas les plafonds de chiffre d'affaires indiqués ci-dessus, pour l'année en cours et l'année suivante. Cependant, vous pouvez exceptionnellement les dépasser, mais en respectant des plafonds supérieurs (rrévalués chaque année) cités ci-après :
Vous ne pouvez pas utiliser ces plafonds exceptionnels deux années de suite. Une simplification du mode d'impositionEn tant qu'auto-entrepreneur, vous disposez au choix de deux modes simplifiés d'imposition sur les bénéfices : Le régime de droit commun vous autorise un abattement forfaitaire sur votre chiffre d'affaires (CA) réalisé l'année précédente. Cet abattement correspond ainsi à une reconnaissance des frais professionnels. Il est de :
Le bénéfice forfaitaire, ainsi déduit, est à reporter dans votre déclaration de revenus de particuliers (ref 2042), avec vos éventuels autres revenus du foyer. Le régime du prélèvement libératoire vous autorise à déclarer votre chiffre d'affaires réalisé le mois ou le trimestre précédent et de payer ainsi un impôt forfaitaire mensuel ou trimestriel (appelé prélèvement libératoire). Il est calculé sur le chiffre d'affaires déclaré, selon application du barème ci-après :
Afin de bénéficier de ce régime, l'entrepreneur doit percevoir un revenu fiscal de référence ne dépassant pas 25 926 € (en 2010) par part de quotient familial.
Une simplification des cotisations socialesEn tant qu'auto-entrepreneur, vous disposez au choix de deux modes simplifiés de calcul et de déclaration de ses cotisations sociales. Le régime de droit commun vous permet de déclarer vos cotisations sociales en les calculant sur le bénéfice forfaitaire. Vous aurez alors des provisions à verser pour l'année encours, puis une régularisation sera faite en début d'année suivante lorsque le bénéfice de l'année écoulée sera connu. Le régime micro-social vous permet de déclarer votre chiffre d'affaires réalisé sur le mois ou le trimestre précédent et de payer un impôt forfaitaire mensuel ou trimestriel (appelé prélèvement libératoire) calculé sur le chiffre d'affaires déclaré, selon le barème ci-après :
Tableau récapitulatif des prélèvements fiscaux et sociaux
Autres exonérations et simplificationsLa cotisation foncière des entreprises (ex- taxe professionnelle) est exonérée l'année de création de l'auto-entreprise ainsi que les deux années suivant la création. Vous pouvez bénéficier d'une exonération de la taxe sur les salaires. En revanche, vous restez redevable des charges sociales au titre des salaires versés à vos salariés. Vous n'êtes pas obligé de tenir une comptabilité (bilan actif et passif et compte de résultat). Cependant, vous êtes toujours tenu d'établir un livre-journal, qui reprend le détail de vos encaissements (recettes). Pour ceux qui relèvent de l'ancien régime des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux), il est également obligatoire de tenir à jour un registre des achats, en plus du livre-journal. Pour une activité de nature commerciale, vous n'êtes pas obligé de vous immatriculer auprès du Registre du Commerce. Une simple déclaration suffit auprès du Centre de Formalité des Entreprises (CFE) dont vous dépendez. Idem pour les retraités qui perçoivent déjà une pension et souhaitent reprendre une activité et pour les salariés souhaitant prendre une deuxième activité (tout en respectant les conditions de non concurrence vis-à-vis de leur employeur actuel ou ancien). Si vous exercez une activité artisanale en tant qu'activité principale, vous devrez vous immatriculer au Répertoire des Métiers. Vous êtes dispensé du stage de préparation à l'installation (gestion, comptabilité ...). Si vous résidez en rez-de-chaussée d'un immeuble collectif et que vous souhaitez exercer une activité professionnelle à votre domicile, vous pourrez le faire si :
Vous pouvez protéger votre habitation principale, ainsi que tous vos biens fonciers bâtis ou non, des poursuites de créanciers professionnels en effectuant une déclaration d'insaisissabilité auprès d'un notaire. Lorsque votre conjoint exerce une activité professionnelle régulière dans votre auto-entreprise, sans avoir la qualité d'associé et sans percevoir de rémunération, il peut bénéficier d'une couverture sociale ainsi que des droits à la retraite. Ce statut est applicable aux conjoints mariés, mais également aux conjoints liés par un pacte civil de solidarité. Cas particulier applicable aux auteurs, avocats et artistesPour les activités d'auteurs, d'avocats ou d'artistes, le plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser pour bénéficier de la dispense de déclaration de TVA est de 41 500 € HT. |
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Le régime de l'auto-entrepreneur, défini par la loi en 2008, est un régime simplifié notamment au niveau des démarches et formalités administratives et du paiement des charges fiscales et sociales.
Vous avez l'intention de créer une entreprise. Pour choisir sa forme juridique vous devez vous poser quelques questions. Dans tous les cas, vous serez tenu d'établir une comptabilité plus ou moins détaillée en fonction de la forme juridique que vous aurez choisie.