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Mon épargne

Une assurance vie pour son enfant ou petit enfant

À la naissance, il est fréquent que les parents et grands-parents souhaitent constituer un capital pour accompagner les projets futurs de leur enfant ou petit-enfant : financer des études supérieures, le permis de conduire ou l'achat d'un premier logement. L'assurance vie représente une option d'épargne à long terme qui se distingue par sa souplesse de versements, sa fiscalité avantageuse après huit ans et ses rendements potentiellement plus élevés que les livrets réglementés (en contrepartie d’un risque sur certains supports). Voyons les avantages de l'assurance vie pour un enfant, les modalités de souscription, les possibilités de donation pour les grands-parents et une comparaison avec d'autres placements. 

Pourquoi ouvrir une assurance vie pour un enfant ? 

Pour préparer son avenir. 
Il est tout à fait possible d'ouvrir un contrat d'assurance vie pour un enfant ou petit-enfant. Cette stratégie d'épargne combine plusieurs avantages : constituer un capital à long terme, bénéficier d'un cadre fiscal intéressant et offrir une dimension éducative précieuse. 

Avantages fiscaux et abattements 

L’assurance vie se distingue notamment par une fiscalité qui s’améliore avec le temps. En effet, plus la durée de détention du contrat est longue, plus le régime fiscal devient favorable, en particulier à partir de 8 ans de détention. 

Ouvrir un contrat dès la naissance ou dans les premières années de vie de l’enfant, permet de “prendre date” sur le plan fiscal. 

Concrètement, la durée fiscale commence à courir dès l’ouverture du contrat, indépendamment du niveau d’épargne accumulé. 

Bon à savoir : L’expression « prendre date » est une notion importante en assurance vie. Elle signifie que la fiscalité du contrat commence à courir à partir de son ouverture, et non des versements ou des retraits.  

1ʳᵉ étape : l'abattement sur les gains 

Après 8 années, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple marié ou pacsé, soumis à une imposition commune) sur vos gains lors des rachats. 

2ᵉ étape : imposition sur les gains 

Pour les gains au-dessus de cet abattement de 4 600 €, deux cas sont à connaître. 

Pour la part des gains correspondant à des versements jusqu’à 150 000 € : vous paierez un taux d'imposition réduit sur les gains : 7,5 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux. 

Exemple :  

  • Capital investi : 50 000 € 
  • Valeur du contrat : 65 000 € 
  • Gains = 15 000 € 

Retrait après 8 ans de 10 000 €, dont : 

  • 8 000 € de capital (non imposé) 
  • 2 000 € de gains 

 

Fiscalité : 

  • Abattement annuel : 4 600 € 
  • Gains (2 000 €) < abattement 
  • Aucun impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux s’appliquent) 

Pour la part des gains correspondant à des versements au-delà de 150 000 € : le taux d'imposition est plus élevé pour la partie des gains correspondant à ce surplus : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux. 

Exemple :  

  • Capital investi : 200 000 € 
  • Valeur du contrat : 260 000 € 
  • Gains = 60 000 € (soit 23,1% de la valeur du contrat ; le capital investi représente donc 76,9% de la valeur du contrat) 

Retrait de 50 000 €, dont : 

  • 38 500 € de capital (soit 76,9% du retrait) 
  • 11 500 € de gains (soit 23,1% du retrait) 

Fiscalité après abattement : 

  • 11 500 € - 4 600 € = 6 900 € imposables 

Comme les versements dépassent 150 000 € : 

  • part des gains taxée à 7,5 % 
  • part au-delà du seuil taxée à 12,8 % 
  • Impôt approximatif : entre 7,5 % et 12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux 

À noter : Ce seuil de 150 000 € ne concerne pas un seul contrat, mais la somme totale de toutes vos assurances vie. C'est le montant total que vous avez personnellement mis sur l'ensemble de vos contrats qui est pris en compte. 

Cette fiscalité constitue l'un des principaux atouts du contrat d'assurance vie, permettant de transmettre un capital dans des conditions optimales. 

Souplesse et supports d'investissement 

L'assurance vie offre une grande flexibilité dans la gestion. Les parents ou grands-parents peuvent choisir le rythme des versements (unique, programmés ou ponctuels), sélectionner les supports d'investissement selon l'horizon de placement, et adapter la stratégie en fonction de l'âge de l'enfant. Ces versements libres permettent d'ajuster l'épargne selon vos possibilités. 

Cette souplesse permet d'ajuster progressivement le niveau de risque. Plus l'horizon d'investissement est long, plus il est possible d'envisager des supports dynamiques en début de contrat, puis de sécuriser progressivement le capital. 

L'assurance vie peut ainsi permettre de faire un mix entre plusieurs supports d'investissement et plusieurs niveaux de risque, comme par exemple : 

  • Les fonds en euros : garantis en capital mais avec un rendement modéré, variable chaque année. 
  • Les unités de compte : sujets à des fluctuations liées à l'évolution des marchés financiers, avec un risque éventuel de perte en capital. 

Initier les jeunes à la gestion de l'épargne 

Au-delà des aspects financiers, l'assurance vie constitue un excellent support d'éducation financière. Même si le contrat reste juridiquement sous la responsabilité des représentants légaux jusqu'à la majorité de l'enfant, il peut devenir un outil pédagogique précieux. 

En impliquant progressivement l'enfant dans le suivi de son contrat au fil des années, les parents peuvent lui expliquer les bases de l'épargne, l'initier aux notions de rendement et de risque, développer sa curiosité, voire sa conscience financière, et préparer son autonomie future. 

Cette dimension éducative renforce l'intérêt du contrat qui remplit ainsi une fonction pédagogique en plus de sa finalité patrimoniale.

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Souscrire une assurance vie au nom d'un enfant mineur 

Même mineur, votre enfant peut être titulaire d'une assurance vie. 

Ouvrir une assurance vie dès la naissance de bébé : à quel âge souscrire ? 

Il n'existe pas d'âge minimum légal pour ouvrir une assurance vie. Vous pouvez souscrire un contrat pour votre enfant dès sa naissance, ce qui permet de maximiser la durée de détention fiscale. 

Les représentants légaux (généralement les deux parents) doivent donner leur accord pour l'ouverture du contrat. Lorsque les deux parents exercent conjointement l'autorité parentale, cas le plus fréquent, les deux doivent signer le contrat. Ils conservent la gestion du contrat jusqu'à la majorité de l'enfant, notamment pour effectuer des rachats ou modifier les supports d'investissement. 

Comment ouvrir une assurance vie pour un enfant ? 

Pour ouvrir un contrat d'assurance vie au nom d'un enfant mineur, vous devrez respecter des règles précises et fournir notamment : 

  • Le livret de famille ou l'acte de naissance de l'enfant. 
  • Les pièces d'identité des deux parents. 
  • Un justificatif de domicile récent. 
  • Le Document d'Informations Clés (DIC) signé. 

Consultez attentivement le document d’informations clés (DIC) avant d'investir. Vérifiez les frais de gestion, les frais d'entrée et d'arbitrage, ainsi que les modes de gestion disponibles et les modalités de sortie. N'hésitez pas à solliciter des conseillers pour vous accompagner dans ce choix. 

Versements : montants, présent d'usage ou don manuel 

Un versement minimal est généralement exigé à l'ouverture. Vous pouvez ensuite alimenter le contrat librement avec des versements libres : 

  • Un versement unique en une seule fois à l'ouverture. 
  • Des versements programmés mensuels ou trimestriels. 
  • Des versements ponctuels (argent reçu aux anniversaires, fêtes). 

À noter : Les sommes versées peuvent être qualifiées de « présents d'usage » si elles correspondent à des occasions particulières et restent proportionnées aux revenus du donateur. Pour des montants plus importants, il s'agit de dons manuels qui peuvent bénéficier d'abattements fiscaux. Depuis le 1er janvier 2026, les dons manuels et dons familiaux de sommes d’argent doivent en principe être déclarés en ligne sur impots.gouv.fr, sauf exceptions. 

Gestion du contrat jusqu'à la majorité 

Les parents gèrent le contrat pendant toute la minorité de l'enfant et peuvent effectuer des arbitrages ou des rachats partiels. Toutefois, l'argent appartient juridiquement à l'enfant dès le versement. 

Un enfant mineur (non émancipé) ne peut pas choisir lui-même qui recevra l'argent de son assurance vie s'il décède. Par défaut, la clause indique donc toujours « ses héritiers ». Il pourra la changer une fois adulte. 

À savoir : l'argent sur le compte n'est pas bloqué. Les parents ou tuteurs peuvent le mobiliser mais uniquement si cela sert l'intérêt de l'enfant (par exemple, pour payer ses études). Dans certaines situations particulières (décès des parents, par exemple), le juge des tutelles peut être amené à intervenir pour garantir la protection des intérêts de l'enfant. 

Donation et pacte adjoint : les abattements pour les grands-parents et petits-enfants 

Les grands-parents qui souhaitent constituer une épargne pour leurs petits-enfants disposent de mécanismes spécifiques pour encadrer les versements et optimiser la transmission. 

Pacte adjoint : fonctionnement et intérêt 

La donation avec pacte adjoint est une méthode simple pour les grands-parents qui veulent donner de l'argent à leurs petits-enfants mineurs, tout en s'assurant que cet argent est bien géré. 

Comment ça marche ? 

  1. Les grands-parents donnent une somme d'argent. 
  2. Cet argent est placé sur une assurance vie ouverte au nom de l'enfant par ses parents. 
  3. Le « pacte adjoint » est un document rédigé sous seing privé qui permet aux grands-parents de fixer les règles. Ils peuvent : 
  • Décider jusqu'à quel âge l'enfant peut utiliser l'argent (jusqu'à 25 ans maximum, par exemple). 
  • Préciser l'usage de cet argent (pour l'achat d'un premier logement, pour créer une entreprise, etc.). 

Grâce à ce pacte adjoint, l'argent est bloqué (on parle de clause d'inaliénabilité ce qui limite la possibilité de retrait avant la date fixée. Les grands-parents s'assurent ainsi que les fonds serviront à un projet important pour l'avenir de l'enfant. 

Abattements et fiscalité des dons 

Les donations entre générations bénéficient d'abattements fiscaux qui se renouvellent tous les 15 ans. Voici un tableau récapitulatif des principaux abattements applicables : 

Type de donateur Abattement par bénéficiaire Périodicité 
Parent 100 000 € Tous les 15 ans 
Grand-parent 31 865 € Tous les 15 ans 

Donation des grands-parents 

Chaque grand-parent peut donner jusqu'à 31 865 € à chacun de ses petits-enfants, tous les 15 ans, sans que l'enfant ait de taxe (impôt) à payer sur cette somme. Cet abattement peut se cumuler avec d'autres dispositifs fiscaux. 

Donation des parents 

Chaque enfant peut recevoir jusqu'à 100 000 € de chacun de ses parents, tous les 15 ans également. 

Ces abattements peuvent s'appliquer en une seule ou en plusieurs fois. Au-delà de ces montants, des droits de donation s'appliquent selon un barème progressif. Cette optimisation fiscale permet de transmettre un capital significatif dans un cadre sécurisé et avantageux. Le contrat d'assurance vie constitue un excellent véhicule pour ces donations, offrant des avantages fiscaux supplémentaires. 

À noter : Les sommes versées ne peuvent pas être récupérées par les parents ou les donateurs, car elles appartiennent définitivement à l’enfant. 

Versements après 70 ans : quelles spécificités ? 

La fiscalité de l’assurance vie dépend non seulement de la durée du contrat, mais aussi de l’âge du souscripteur au moment des versements. Cette distinction est essentielle, car elle influence directement les conditions de transmission du capital aux bénéficiaires. Comprendre ces mécanismes permet d'optimiser la transmission. 

Les versements effectués avant 70 ans 

Ils bénéficient du régime le plus avantageux en matière de transmission : 

  • Chaque bénéficiaire profite d’un abattement individuel de 152 500 € sur les capitaux reçus.
  • Au-delà, une taxation spécifique s’applique (20 %, puis 31,25 %) 

Ce régime permet de transmettre des montants significatifs avec une fiscalité allégée, surtout en désignant plusieurs bénéficiaires. 

Les versements effectués après 70 ans 

Le traitement fiscal devient différent : 

  • Les primes versées (c’est-à-dire les montants investis) sont intégrées à la succession.
  • Elles bénéficient d’un abattement global de 30 500 €, à partager entre tous les bénéficiaires.
  • Au-delà de ce montant, elles sont soumises aux droits de succession classiques, selon le lien de parenté.

Un avantage souvent méconnu 

Contrairement aux idées reçues, les intérêts générés après 70 ans ne sont pas soumis aux droits de succession, mais restent soumis à la fiscalité applicable aux contrats d’assurance vie.. 
Concrètement, seule la part correspondant aux versements est taxée, la performance du contrat échappe à l’imposition successorale. 

Cette distinction incite à privilégier les versements avant 70 ans pour optimiser la transmission au profit des enfants ou petits-enfants, tout en profitant pleinement des avantages fiscaux du dispositif. 

Clause bénéficiaire et transmission : sécuriser la succession 

Au-delà de l'épargne constituée, l'assurance vie représente un outil de transmission patrimoniale puissant qui nécessite une rédaction attentive de la clause bénéficiaire. 

Rédiger une clause bénéficiaire adaptée pour ses enfants ou petits-enfants 

Vous pouvez souscrire un contrat d'assurance vie à votre nom et y désigner votre enfant ou petit-enfant comme bénéficiaire à votre décès. Cette solution présente l'avantage de conserver la totale disponibilité de votre épargne tout au long de votre vie, tout en assurant une transmission optimisée. 

La clause bénéficiaire doit être rédigée avec soin pour éviter toute ambiguïté. Vous pouvez désigner un ou plusieurs enfants, préciser des quotités différentes, ou prévoir une clause à plusieurs niveaux (enfants, puis petits-enfants). Il est recommandé d'utiliser des formulations précises indiquant l'état civil complet des bénéficiaires. 

Si vous avez plusieurs enfants, vous pouvez tous les désigner ensemble à parts égales, ou n'en désigner qu'un si vous souhaitez l'avantager. Attention toutefois : même si l’assurance vie est en principe hors succession, des versements manifestement exagérés pourraient être réintégrés dans la succession et contestés par les héritiers réservataires. (Descendants et, à défaut, le conjoint survivant). 

Le capital transmis peut notamment servir à financer des projets importants comme un achat immobilier, permettant au bénéficiaire de disposer d'un apport personnel conséquent. 

Consultez notre article pour en savoir plus : Le bénéficiaire d'une assurance vie 

Quel est le meilleur placement pour un enfant : assurance vie ou autres solutions ? 

Plusieurs produits d'épargne permettent de constituer un capital pour un enfant. Chacun présente des caractéristiques spécifiques selon les objectifs et l'horizon de placement. 

Livret A, Livret Jeune et autres livrets réglementés 

Le Livret A reste le placement préféré des Français pour sa simplicité et sa sécurité. Plafonné à 22 950 €, son taux d'intérêt est de 1,5 % au 1ᵉʳ janvier 2026. Les fonds en euros d'une assurance vie offrent également une garantie en capital mais avec des frais de gestion à prendre en compte. Leur performance est toujours communiquée nette de frais du contrat. 

Le Livret Jeune, réservé aux 12-25 ans, propose un taux au moins égal à celui du Livret A. Il est plafonné à 1 600 €. 

Le Livret d'Épargne Populaire (LEP), sous conditions de ressources, offre actuellement le meilleur rendement des livrets réglementés (2,5 %), mais est plafonné à 10 000 €. 

Consultez notre tableau récapitulatif des principaux produits d'épargne

Quand préférer l'assurance vie ? 

Cela dépend de votre situation et de vos objectifs. Faites-vous accompagner par votre conseiller bancaire en cas de besoin. Vous pourrez voir ensemble des questions liées à : 

  • L'horizon de placement : court, moyen ou long terme. 
  • Les montants à investir.
  • L'objectif de transmission : la fiscalité en cas de décès. 
  • La diversification : la possibilité d'investir sur différents supports (fonds euros, unités de compte) permet d'adapter la stratégie au profil de risque, tout en tenant compte de l'évolution des marchés financiers et des prélèvements sociaux applicables. 

Le choix entre ces différents produits d'épargne dépend de votre situation, de l'horizon de placement et des montants à investir. Une stratégie équilibrée peut consister à combiner plusieurs solutions : livrets pour la liquidité immédiate et l'épargne de précaution, assurance vie pour le long terme et la transmission. 

Voici un tableau comparatif pour vous aider à choisir : 

Critère Livret A Assurance vie 
Plafond 22 950 € Aucun 
Rendement 1,5 % (2026) Variable selon supports (fonds euros : 2-3 %, unités de compte : potentiel plus élevé avec risque) 
Disponibilité Totale et immédiate Totale mais rachats soumis à fiscalité avant 8 ans 
Fiscalité Exonération totale Prélèvements sociaux (17,2 %) + impôt sur le revenu selon durée et montants 
Risque Aucun (capital garanti) Variable (fonds euros garantis, unités de compte avec risque de perte en capital) 

FAQ : questions fréquentes sur l'assurance vie pour un enfant 

Quel est le plafond d'une assurance vie pour un enfant ? 

Contrairement aux livrets d'épargne réglementée, il n'existe aucun plafond légal pour les versements sur un contrat d'assurance vie. Vous pouvez alimenter le contrat de votre enfant librement, que ce soit par des versements ponctuels ou programmés. 

Toutefois, les sommes importantes peuvent être qualifiées de donations et relever alors de la fiscalité des dons. Chaque parent peut donner jusqu'à 100 000 € tous les 15 ans sans taxation, et chaque grand-parent jusqu'à 31 865 € par petit-enfant dans les mêmes conditions. 

Quels sont les pièges de l'assurance vie pour enfant ? 

Plusieurs points méritent votre attention. 
Les frais de gestion peuvent varier fortement d'un contrat à l'autre (entre 0,5 % et 1 % en moyenne pour les fonds euros) et impactent le rendement sur le long terme. Si vous choisissez des unités de compte, le capital n'est pas garanti et comporte un risque de perte. 

Vérifiez également les conditions de rachat et les éventuels frais d'arbitrage. Avant de souscrire, comparez les options disponibles et lisez attentivement le Document d'Informations Clés pour identifier les frais et comprendre les modalités du contrat. 

Peut-on ouvrir une assurance vie pour un enfant majeur ? 

Absolument. 
Un enfant majeur peut souscrire lui-même un contrat d'assurance vie et en assurer la gestion complète. En tant que parent, vous pouvez également ouvrir un contrat à votre nom et désigner votre enfant majeur comme bénéficiaire en cas de décès. 

Cette seconde option vous permet de conserver la disponibilité totale de votre épargne tout au long de votre vie, tout en organisant une transmission optimisée fiscalement. Votre enfant majeur reste libre de gérer son propre contrat ou de recevoir les capitaux selon la clause bénéficiaire que vous aurez définie. 

Déblocage d'une assurance vie pour mineur : est-ce possible ? 

Oui. 
Les représentants légaux peuvent effectuer des rachats partiels ou totaux sur le contrat avant la majorité de l'enfant. Toutefois, ces opérations doivent être justifiées par l'intérêt de l'enfant (financement des études, projet d'installation, besoins exceptionnels). L'argent placé appartient juridiquement à l'enfant dès le versement. 

À sa majorité, il devient libre de gérer son contrat et d'effectuer des retraits sans restriction. Il est donc important de bien anticiper l'utilisation de cette épargne et d'en discuter avec votre enfant au fur et à mesure qu'il grandit. 

Peut-on renoncer à une assurance vie au profit de ses enfants ? 

Oui. 
Si vous êtes bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie, vous pouvez renoncer à ce bénéfice en informant l'assureur par écrit. Cette renonciation entraîne la perte de votre droit : le capital revient alors aux bénéficiaires de second rang désignés dans la clause (souvent les enfants ou petits-enfants), s'ils existent. 

Attention, vous ne pouvez pas choisir librement la personne qui recevra les fonds à votre place. Seule la clause bénéficiaire rédigée par le souscripteur détermine l'ordre de transmission. Une fois la renonciation formulée, elle est irrévocable. 

Quelle clause bénéficiaire choisir pour transmettre à un enfant ? 

Vous pouvez désigner votre enfant ou petit-enfant comme bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie souscrit à votre nom. La clause doit être rédigée avec soin pour éviter toute ambiguïté : indiquez l'état civil complet du bénéficiaire (nom, prénom, date et lieu de naissance). 

Si vous avez plusieurs enfants, vous pouvez tous les désigner à parts égales ou prévoir des quotités différentes. Il est également possible de rédiger une clause à plusieurs niveaux (enfants en premier rang, petits-enfants à défaut). Veillez toutefois à respecter la réserve héréditaire qui protège les héritiers réservataires. 

À quel âge peut-on souscrire une assurance vie pour un enfant ? 

Il est possible d’ouvrir une assurance vie pour un enfant dès la naissance, sans âge minimum légal. 
Le contrat est souscrit par ses représentants légaux, généralement ses parents, et géré par eux jusqu’à la majorité. Ouvrir tôt permet de faire courir l’ancienneté fiscale du contrat et de bénéficier plus rapidement des avantages liés à la durée de détention. 

Peut-on récupérer l’argent avant les 18 ans de l’enfant ? 

Oui. 
Les représentants légaux (généralement les parents) peuvent effectuer des retraits avant la majorité. 

Toutefois, ces retraits doivent être réalisés dans l’intérêt de l’enfant (par exemple pour financer ses études ou un besoin important). L’argent ne peut pas être utilisé librement comme une épargne personnelle des parents. 

Qui est propriétaire de l’argent sur une assurance vie pour un enfant ? 

Dès qu’il est versé sur le contrat, l’argent appartient juridiquement à l’enfant
Les parents en assurent la gestion pendant sa minorité, mais ils n’en sont pas propriétaires. Les sommes versées ne peuvent pas être récupérées au profit du parent ou du donateur. 

Faut-il ouvrir une assurance vie au nom de l’enfant ou à son nom propre ? 

Les deux solutions sont possibles et répondent à des objectifs différents. 

  • Au nom de l’enfant : permet de constituer une épargne qui lui est définitivement attribuée, mais dont vous perdez la maîtrise à sa majorité. 
  • À votre nom : vous conservez la disponibilité de l’épargne et pouvez la transmettre à votre décès en désignant l’enfant comme bénéficiaire. 

Le choix dépend donc du niveau de contrôle souhaité et de votre objectif de transmission. 

Quels frais faut-il vérifier avant de choisir une assurance vie ? 

Il est important de comparer plusieurs types de frais : 

  • les frais de versement (à l’entrée).
  • les frais de gestion annuels.
  • les frais d’arbitrage en cas de changement de supports. 

Ces frais peuvent avoir un impact significatif sur le rendement à long terme. 

Peut-on transférer une assurance vie d’une banque à une autre ? 

Non. 
Contrairement à certains produits d’épargne, une assurance vie ne peut pas être transférée d’un établissement à un autre. 

Pour changer de contrat, il faut généralement effectuer un rachat (total ou partiel), ce qui peut entraîner une fiscalité et faire perdre l’antériorité du contrat. 

En complément de l'article "Une assurance vie pour son enfant ou petit enfant" :

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