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Chute des cours ou krach boursier : comment réagir ?

Que ce soit avec une crise sanitaire ou encore un conflit international, les cours des marchés financiers peuvent brutalement chuter. Par définition, un krach boursier est imprévisible et il fait partie de la vie économique. Alors comment réagir au mieux pour préserver son patrimoine financier ? Voici quelques principes de bon sens.

La meilleure réaction à un krach boursier : ne rien faire

En période de krach, toutes les courbes et indices s’affolent. Avec le stress de la chute des cours et l’impression de tout perdre, il peut arriver aux investisseurs de paniquer et de prendre de mauvaises décisions dans l’urgence en espérant limiter les dégâts.

En réalité, il faut éviter de prendre deux décisions, certes assez tentantes sur le moment :

  • revendre, c’est-à-dire retirer son capital des marchés boursiers car cela reviendrait à transformer une moins-value latente en perte réelle. Retenez que tant qu’on n’a pas vendu, on n’a rien perdu,
  • arbitrer, c’est-à-dire déplacer son capital sur des produits ou valeurs moins risqué(e)s, car c’est doublement néfaste. D’une part, la perte serait alors confirmée et d’autre part, impossible de profiter d’un éventuel rebond des marchés.

Même s’il n’est pas évident de ne rien faire lorsqu’on voit ses placements dégringoler et donc son patrimoine en danger, c’est pourtant la meilleure chose à faire. Pour vous y aider, n’hésitez pas à prendre vos distances, coupez vos écrans et la radio, et fermez vos applications mobiles. Prenez vos distances avec les news et autres actualités.

Garder le cap sur ses objectifs de placements financiers

Si vous avez des objectifs à long terme (plus de 5 ans), vous n’avez aucune raison de vous inquiéter des soubresauts des marchés. Il suffit d’attendre quelques années, car après chaque crise boursière, il y a une période de croissance. Parfois en seulement 3 ans, l’impact d’une crise peut être totalement effacé. Plus d’un mois après le début de la crise, bon nombre d’actions sont déjà reparties à la hausse.

Ne rien changer, c’est donc aussi simple que ça. Si la valeur de l’un de vos supports chute, ne cédez pas à la panique et respectez votre horizon d’investissement. Sur le long terme, on constate en effet que les marchés financiers sont en nette croissance tandis qu’à court terme, on peut observer des fluctuations importantes. Il n’est pas nécessaire de regarder l’évolution des cours au jour le jour.

Vous aviez des projets courts terme comme prendre votre retraite par exemple ? Votre portefeuille doit déjà être composé en grande majorité de placements stables, comme les obligations. Ces placements sont moins rémunérateurs mais plus sûrs et plus facilement mobilisables. Ainsi, un investissement court terme est nullement ou très faiblement impacté par un krach boursier.

Se prémunir pour la prochaine crise

Si le prochain krach est impossible à prédire, il est possible de s’y préparer pour en limiter au maximum les impacts. Tout investisseur doit connaître ces règles simples et de bon sens :

  • Vous devez diversifier votre portefeuille en répartissant vos placements entre les différents secteurs, classes d’actifs et zones géographiques. Chacun sera affecté de manière différente par un éventuel krach boursier.
  • Vous devez organiser votre portefeuille en fonction de votre (ou vos) horizon(s) d’investissement. En fonction de votre âge notamment mais aussi tout simplement en fonction de la durée prévue d’investissement, la proportion d’actions dans un portefeuille sera plus ou moins grande selon que vous investissez sur 20 ou 5 ans. Sur une période courte, il est plus difficile de rattraper un krach.

Si la tentation peut être grande d’investir car les cours sont au plus bas, gardez en tête que votre portefeuille d’actifs doit toujours être en adéquation avec votre profil d’investisseur et vos objectifs d’épargne. Il ne s’agit pas de jouer avec votre argent mais bien de suivre une stratégie de placements.

La crise actuelle est une occasion de faire un point sur votre patrimoine, vos placements, vos objectifs mais aussi sur votre mode de gestion retenue.

A savoir : Une étude de l’AMF révèle que les particuliers ont multiplié les achats d’actions françaises par 4 au mois de mars 2020, dans un volume global multiplié par 3. Une part significative de ces acheteurs étaient des nouveaux clients ou des clients très peu actifs sur une période récente. Ils avaient entre 10 et 15 ans de moins que les investisseurs habituels sur actions françaises. Ils ont investi des montants plus réduits que les investisseurs habituels (ce qui est cohérent avec les volumes habituellement traités en fonction de l’âge des investisseurs).

Mars 2022

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