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Mon épargne
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Crise économique avec un ralentissement des échanges et des investissements, récession en vue, hausse probable de l'inflation... les menaces se multiplient et les cours de bourse réagissent suite à l'annonce des droits de douanes imposés par les Etats-Unis début avril 2025. A l'ouverture des bourses mondiales, de Wall Street à Tokyo, en passant par les places financières européennes (Francfort, Paris, Londres...), la baisse touche tous les indices et secteurs : CAC 40, S&P, indice Down Jones, Nasdaq, Nikkei... Les crypto-monnaies ont également reculé.
Selon les économistes, un krach boursier se définit par une chute soudaine et généralisée des cours souvent supérieure à 20 % sur une courte période. C'est un phénomène amplifié par la panique : les investisseurs prennent peur et multiplient les ordres de vente, entraînant l'effondrement des cours dans le monde entier. On distingue les principaux krachs de l'histoire :
Les conséquences d'un krach peuvent être nombreuses avec des répercussions économiques et sociales.
Sur les marchés financiers, les ventes paniques peuvent accroître le phénomène. Les titres baissent tandis que les valeurs refuges ont tendance à remonter : or, argent, matières premières...
Les prêts et les investissements se réduisent. Les emplois peuvent être impactés avec une possible hausse du chômage et affecter tant les prix que le moral des consommateurs, moins enclins à dépenser.
Les gouvernements doivent s'adapter et adopter des mesures par exemple des plans de soutien ou de relance. En France comme dans le monde entier, les autorités peuvent également intervenir sur les taux d'intérêt pour soutenir l'économie réelle. Ces périodes de forte volatilité s'accompagnent souvent d'une explosion du volume de transactions sur les marchés, signe de la panique des investisseurs.
Le krach boursier peut faire peur ou au contraire offrir des opportunités aux investisseurs. Pour protéger son épargne et ses placements, il faut en réalité garder son calme. Peu importe qu'on soit investisseur né ou simple épargnant. Mais on peut aussi être stratégique et y voir une occasion de faire des affaires. Certains parlent même de "soldes" sur les marchés financiers.
⚠️Dans tous les cas, il est prudent de ne pas suivre les rumeurs alarmistes et autres conseils sur les réseaux sociaux.
En période de krach, toutes les courbes et indices s'affolent. Avec le stress de la chute des cours et l'impression de tout perdre, les investisseurs peuvent paniquer. Prendre de mauvaises décisions dans l'urgence, en espérant limiter les dégâts, accentue en réalité alors la crise.
En réalité, même si la tentation est forte sur le moment, il faut éviter de :
Il n'est pas évident de ne rien faire lorsqu'on voit ses placements dégringoler et donc son patrimoine en danger. Pourtant, l'inaction pourrait donc être la meilleure solution. Pour vous y aider, n'hésitez pas à prendre vos distances avec les actualités. Prenez du recul et éloignez-vous du "bruit".
Si la valeur de l'un de vos supports chute, ne cédez pas à la panique et respectez votre horizon d'investissement. Sur le long terme, on constate en effet que les marchés financiers sont en nette croissance tandis qu'à court terme, on peut observer des fluctuations importantes. Il n'est pas nécessaire de regarder l'évolution des cours au jour le jour. Si vous avez déjà des versements / achats programmés, ne les changez pas.
Si vous avez des objectifs à long terme (plus de 5 ans), vous n'avez aucune raison de vous inquiéter des soubresauts des marchés. Il suffit d'attendre quelques années, car après chaque crise boursière, il y a une période de croissance. L'histoire le confirme : au début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020, les marchés mondiaux ont connu l'un des krachs les plus rapides de l'histoire. Pourtant, dès le mois de mai 2020, soit moins de 3 mois après les plus bas, les principaux indices avaient déjà effacé une grande partie de la baisse. Parfois en seulement 1 ou 2 semaines, bon nombre d'actions peuvent repartir à la hausse. L'évolution des marchés financiers est cyclique. Les rebonds sont en général importants après une chute brutale des cours.
Vous aviez des projets court terme comme prendre votre retraite par exemple ? Votre portefeuille doit déjà être composé en grande majorité de placements stables, comme les obligations. Ces placements sont moins rémunérateurs mais plus sûrs et plus facilement mobilisables. Ainsi, un investissement court terme est nullement ou très faiblement impacté par un krach boursier.
Si la tentation peut être grande d'investir car les cours sont au plus bas, gardez en tête que votre portefeuille d'actifs doit toujours être en adéquation avec votre profil d'investisseur et vos objectifs d'épargne. Il ne s'agit pas de jouer avec votre argent mais bien de suivre une stratégie de placements.
Le contexte actuel est sans doute l'occasion de faire un point sur votre patrimoine, vos placements, vos objectifs mais aussi sur le mode de gestion que vous avez choisie jusque là.
Si le prochain krach est impossible à prédire, il est possible de s'y préparer pour en limiter au maximum les impacts. Tout investisseur doit connaître ces règles simples et de bon sens :
À savoir : depuis la pandémie de mars 2020, les particuliers ont multiplié les achats d'actions françaises par 4 (étude de l'AMF sur les nouveaux investisseurs particuliers), dans un volume global multiplié par 3. Une part significative de ces acheteurs étaient des nouveaux clients ou des clients très peu actifs sur une période récente. Ils avaient entre 10 et 15 ans de moins que les investisseurs habituels sur actions françaises. Ils ont investi des montants plus réduits que les investisseurs habituels (ce qui est cohérent avec les volumes habituellement traités en fonction de l'âge des investisseurs).
L'annonce des droits de douane américains début avril 2025 a constitué un grave avertissement pour les marchés financiers mondiaux. Le scénario redouté par les investisseurs était celui d'un effondrement comparable à octobre 1987, lorsque l'indice Dow Jones avait plongé de 22 % en une seule séance. Cette fois, l'indice Dow Jones a perdu près de 4 % en une journée, entraînant de fortes chutes sur l'ensemble des places financières européennes.Les chances d'un krach brutal ont cependant été limitées par les garde-fous mis en place justement après 1987 : des coupe-circuits automatiques sur l'indice Dow Jones et les autres marchés américains suspendent les échanges dès qu'une baisse trop rapide est détectée. La bourse américaine ouvrant à 15h30, heure française, les investisseurs européens disposaient chaque matin d'un temps d'anticipation précieux pour ajuster leurs positions avant l'ouverture de Wall Street.
Tout dépend des supports choisis dans votre contrat d'assurance-vie. Le fonds en euros est garanti en capital : votre épargne ne peut pas perdre de valeur, même en cas de krach. En revanche, les unités de compte (UC) investies en actions ou en immobilier suivent les fluctuations des marchés et ne sont pas garanties. En période de forte volatilité, il peut être judicieux de sécuriser une partie de votre épargne sur le fonds euro, après avis de votre conseiller.
Une correction boursière désigne une baisse des cours des actions comprise entre 10 % et 20 % sur une courte période. Elle est fréquente et fait partie du cycle normal des marchés. Un krach boursier, lui, va au-delà des 20 % de baisse, souvent en quelques jours seulement, et s'accompagne d'un effet de panique généralisé : les investisseurs vendent massivement, ce qui amplifie l'effondrement des cours. Là où une correction se résorbe rapidement, un krach peut laisser des traces durables sur l'économie réelle.
La durée d'un krach varie considérablement selon ses causes. Le krach de 1987 a été violent mais bref : les marchés ont récupéré en moins d'un an. La crise des subprimes de 2008 a nécessité plusieurs années de redressement. Au début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020, le rebond a été historiquement rapide : moins de 3 mois après les plus bas, les principaux indices avaient déjà effacé l'essentiel de la baisse. C'est pourquoi il est déconseillé de vendre ses placements en pleine crise boursière : le rebond peut survenir bien plus vite que prévu.
En cas de krach boursier, le 1er réflexe est de ne rien faire. Ne passez aucun ordre “dans la panique” — vendre au plus bas est l’erreur classique qui transforme une baisse temporaire en perte définitive. Les autorités comme l’AMF rappellent régulièrement de garder la tête froide en cas de chute des marchés. Prendre 24–48 h pour laisser retomber l’émotion, puis regarde la situation à froid. Rappelez-vous vos objectifs et horizon de placement et vérifiez que votre patrimoine financier est bien diversifié. Evitez de suivre les cours en continu. Surtout : ne vous endettez pas pour "profiter du krach", en suivez pas les "tuyaux ou bons plans miracles". Une fois le krach passé, vérifiez le niveau de risque de votre portefeuille et rééquilibrez éventuellement.
Théoriquement, une chute brutale des cours est toujours possible : c'est ce qu'on appelle un krach boursier. Cependant, un effondrement total et définitif du système est extrêmement improbable. Les marchés financiers disposent de garde-fous, comme la suspension temporaire des cotations en cas de panique, et les autorités interviennent généralement pour stabiliser l'économie. De plus, les entreprises derrière les actions conservent une valeur réelle liée à leur activité. Pour vous protéger, la meilleure stratégie reste de diversifier vos placements et de privilégier un horizon d'investissement à long terme.
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