-
9
5 Min
7 Min
Les incidents sur le compte
8
Si vous rencontrez des difficultés financières, contactez votre conseiller bancaire pour envisager des solutions adaptées à votre situation.
Le découvert bancaire est une situation dans laquelle vous vous trouvez lorsque vous dépensez plus d'argent que vous n'en avez sur votre compte courant. Le solde de votre compte devient alors négatif.
Le découvert autorisé : c'est un service par lequel la banque vous permet de dépenser temporairement plus que l'argent disponible sur votre compte, dans la limite d'un plafond fixé par contrat.
Le découvert non autorisé : c'est lorsque le solde de votre compte devient négatif sans l'accord préalable de votre banque, ce qui peut avoir de lourdes conséquences.
Bien que votre banque puisse tolérer certains dépassements, cette pratique est encadrée par des règles précises et peut entraîner des coûts.
Lorsque vous allez au-delà de votre découvert autorisé, la banque peut appliquer des agios à un taux majoré pour le dépassement.
Il n'existe pas de plafond maximum légal de découvert, cela dépend de votre contrat. En revanche, les frais liés au dépassement du découvert sont strictement encadrés. Ils ne peuvent dépasser 8 € par opération, avec un maximum de 80 € par mois.
Pour les personnes en situation de fragilité financière, ces plafonds sont réduits à 4 € par opération (maximum 20 € par mois).
La tolérance d'un dépassement de découvert relève de votre banque. Ce n'est pas un droit. Cette décision repose sur plusieurs critères : votre historique bancaire, vos capacités de remboursement, la durée envisagée du dépassement et le montant demandé.
Pour éviter les mauvaises surprises, contactez votre conseiller avant tout risque de dépassement. Vous pourrez ainsi négocier une autorisation de découvert adaptée à vos besoins.
Dépasser son découvert autorisé expose à plusieurs risques concrets qui peuvent affecter durablement votre situation bancaire. Il est important de bien les connaître pour agir rapidement.
La banque peut rejeter vos prélèvements automatiques (loyer, factures d'énergie, assurances) et vos chèques. Ces rejets entraînent des frais d'incidents de paiement. Ils peuvent avoir des conséquences en cascade : pénalités auprès de vos créanciers et interruption de services essentiels.
Un découvert non régularisé peut, dans certains cas, conduire à une inscription au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP). Toutefois, cette inscription n’est pas automatique : la banque doit respecter une procédure préalable et informer le client avant toute déclaration à la Banque de France.
Pour un découvert assimilé à un crédit sans échéancier, l’inscription peut intervenir notamment si la somme impayée atteint au moins 500 € et n’est pas régularisée dans les 60 jours suivant la mise en demeure.
En cas de chèque sans provision, le client peut aussi être inscrit au Fichier central des chèques (FCC) ce qui entraîne une interdiction bancaire d’émettre des chèques.
En cas de dépassement répété ou de dégradation du fonctionnement du compte, la banque peut mettre fin à la tolérance ponctuelle qu’elle accordait ou revoir les conditions du découvert autorisé.
Lorsqu’il s’agit d’une simple tolérance, elle peut y mettre fin à tout moment.
Lorsqu’il existe une autorisation formalisée dans la convention de compte, ses modalités de réduction, de suspension ou de suppression doivent être appréciées au regard des conditions prévues au contrat.
Le dépassement de découvert entraîne une gestion particulière qui impose aux agences bancaires une intervention et une surveillance accrue de votre compte.
Pour le découvert autorisé, la banque applique le taux d'intérêt normal prévu dans votre convention.
Ce taux correspond au TAEG (Taux Annuel Effectif Global) de votre découvert.
Lors d'un dépassement de découvert, pour la partie qui dépasse votre autorisation, un taux majoré s'applique.
Exemple pour un découvert autorisé de 100 € : un dépassement de découvert de 50 €, pendant 15 jours, pour un TAEG de 8 % sur le découvert autorisé et 12 % sur le dépassement :
Les commissions d'intervention sont prélevées par l’établissement pour l’intervention en raison d’une opération entrainant une irrégularité de fonctionnement du compte nécessitant un traitement particulier (présentation d’un ordre de paiement irrégulier, coordonnées bancaires inexactes, absence ou insuffisance de provision…). Elle est due quel que soit le sort de l’opération ayant entrainé un incident (paiement ou non-paiement par la banque).
Ces frais sont plafonnés à 8 € par opération, dans la limite de 80 € par mois (4 € et 20 € pour les clients fragiles).
Pour aller plus loin : Legifrance - art. L122-4 et R313-2 - C. conso
La durée d'un découvert bancaire est encadrée par la loi. Lorsque votre dépassement persiste au-delà de 90 jours consécutifs (soit 3 mois), la réglementation impose une requalification de cette situation.
La loi considère qu'un dépassement de plus de 90 jours ne correspond plus à un besoin ponctuel de trésorerie mais s'apparente à un crédit à la consommation. Votre banque a alors l'obligation légale de vous proposer une offre de prêt plus adaptée à cette situation durable.
À l'expiration du délai légal de 3 mois, votre banque doit vous remettre une offre préalable de crédit à la consommation. Son refus pourrait toutefois entraîner l'exigence d'un remboursement immédiat du découvert.
Face à des difficultés financières ponctuelles, prendre rendez-vous avec votre conseiller est essentiel. Il peut s'agir d'une augmentation temporaire ou permanente de votre découvert autorisé. Pour les situations déjà tendues, un plan d'apurement peut être négocié avec votre banque. Ce dispositif consiste en un échelonnement du remboursement de votre dette sur une période définie. Dans tous les cas, agissez rapidement pour éviter l'accumulation des frais.
Généralement, après 30 jours d’utilisation de votre découvert, les conséquences se limitent au paiement d'agios, et éventuellement de commissions d'intervention si des opérations sont rejetées.
L’absence prolongée (plus de 90 jours) de retour créditeur oblige la banque à vous proposer un crédit à la consommation.
Oui, le dépassement de découvert est une alerte à prendre au sérieux. Il peut entrainer des frais et avoir des conséquences sur le long terme.
Un découvert non régularisé peut conduire à un fichage à la Banque de France. En cas de chèque sans provision, vous serez inscrit au Fichier Central des Chèques (FCC) et vous ferez l'objet d'une interdiction bancaire. Pour un découvert persistant (plus de 60 jours avec un montant supérieur à 500 €), vous pouvez être inscrit au FICP.
Avant ce signalement, la banque doit vous informer et vous disposez d'un délai de 30 jours pour régulariser.
Il n'existe pas de montant maximum légal pour un découvert autorisé. Celui-ci est déterminé au cas par cas par votre banque selon votre profil, vos revenus et votre historique bancaire. Votre plafond personnel figure dans votre contrat et sur votre relevé bancaire mensuel.
Techniquement, un découvert non autorisé doit être régularisé immédiatement. La banque est en droit d'exiger le remboursement de la dette à tout moment. Même si la banque tolère temporairement un découvert non autorisé pour vous éviter des rejets, la règle des 90 jours consécutifs de découvert s'applique. Au-delà de ce délai, la banque doit obligatoirement vous faire une offre de crédit à la consommation.
Cela dépend de votre convention de compte.
L'utilisation d'un découvert autorisé peut entrainer le paiement d'agios, également appelés intérêts débiteurs.
Certaines banques peuvent proposer une autorisation de découvert gratuite, dans une certaine limite et sous conditions.
Oui, un découvert non régularisé peut conduire à un fichage à la Banque de France. En cas de chèque sans provision, vous serez inscrit au Fichier Central des Chèques (FCC) et vous ferez l'objet d'une interdiction bancaire. Pour un découvert persistant (plus de 60 jours avec un montant supérieur à 500 €), vous pouvez être inscrit au FICP. Avant ce signalement, la banque doit vous informer et vous disposez d'un délai de 30 jours pour régulariser.
Si vous dépassez le montant de votre découvert autorisé, la banque peut tolérer provisoirement ce dépassement pour éviter un Incident de paiement, mais elle n’y est jamais obligée.
Ce dépassement entraîne en général l’application d’agios plus élevés sur le montant excédentaire, voire des frais supplémentaires ; en cas de rejet d’une opération, cela peut aussi devenir un Incident de paiement.
Il n’existe pas de montant maximum légal identique pour tous : le montant du découvert autorisé est fixé par la banque et prévu dans le contrat.
La Règle à retenir est simple : seul le montant accordé par votre banque fait foi, et vous pouvez le vérifier sur vos relevés ou dans votre Espace client pour mieux piloter votre gestion de budget.
Oui, il est en principe possible de retirer de l’argent avec une carte bancaire, tant que le montant du retrait reste dans la limite du découvert autorisé et des plafonds de la carte bancaire.
C’est l’un des avantages du découvert pour faire face à des dépenses imprévues, mais le découvert est payant : vérifiez le TAEG et les conditions prévues par votre banque.
À compter du 20 novembre 2026, les règles applicables au découvert bancaire évoluent avec la transposition en droit français d’une directive européenne, notamment pour les découverts de moins de 200 € et/ou d’une durée inférieure à un mois.
La banque devra effectuer une analyse de solvabilité avec une appréciation proportionnée au montant et à la durée du découvert.
En pratique, la banque vérifie déjà la situation du client avant d’accorder un découvert. La réforme de 2026 étend surtout cette pratique aux découverts de moins de 200 € ou de moins d'un mois.
Pour aller plus loin : Legifrance - art. L122-4 et R313-2- C. conso
Je m'inscris à la newsletter
Pour être informé régulièrement des actualités du site
Merci pour votre inscription à la newsletter
0 document sélectionné