-
31
6 Min
4 Min
Les précautions à prendre
14
L'Autorité des marchés financiers met à disposition une liste noire des sites internet, des plateformes et des entités non autorisés à proposer des placements financiers et /ou reconnus frauduleux ou qui usurpent l'identité de sociétés agréées. Mise à jour régulièrement, vous la trouvez sur le site de l'AMF, accessible gratuitement à tous.
Concrètement, le tableau, classé par ordre alphabétique, précise la date d'ajout ainsi que la catégorie de placement concernée. 4 listes thématiques mises à jour régulièrement sont proposées :
⚠️Attention : une société absente des listes n'est pas forcément fiable pour autant. La liste ne peut pas être exhaustive, de nouveaux acteurs frauduleux apparaissant en permanence. C'est un outil de vigilance, pas une garantie absolue.
La liste noire de l'AMF compte désormais plus de 3 300 entités en 2026. Rien qu'au mois de mars 2026, l'Autorité des marchés financiers a enregistré 40 nouveaux signalements, confirmant une progression constante des tentatives d'escroquerie.
Les usurpations d'identité constituent désormais la catégorie la plus fournie avec 1 425 entrées recensées : les escrocs imitent les sites web et les adresses email d'établissements légitimes, et parfois même de l'AMF elle-même, pour tromper les épargnants.
Quelques vérifications simples permettent de limiter les risques avant de confier votre argent à une plateforme en ligne.
1er réflexe : consultez la liste noire de l'AMF pour savoir si la société ou le site concerné y figure. Le tableau par ordre alphabétique permet de retrouver facilement les sociétés et sites non autorisés. Attention, elle n'est pas exhaustive : de nouveaux acteurs non autorisés apparaissent régulièrement. Suivez aussi les mises en garde prononcées par l’AMF à l’encontre des sociétés ou personnes ne respectant pas la réglementation
2ème réflexe : vérifiez systématiquement les agréments officiels. Pour vous assurer qu'un intermédiaire financier est autorisé à opérer en France, vous devez consulter les registres de référence notamment :
⚠️Il est important de vérifierl'agrément de votre interlocuteur et des produits qu'il vous propose. Un recours serait difficile contre un prestataire non agréé.
3ème réflexe : méfiez-vous des promesses de rendements élevés et garantis. Un placement qui promet des gains sans risque, une décision à prendre en urgence ou un virement vers un compte à l'étranger sont autant de signaux à prendre très au sérieux. Les escrocs peuvent parfois usurper l'identité d'établissements régulés pour vous mettre en confiance ; vérifiez que les coordonnées fournies correspondent exactement à celles des registres officiels.
En cas de doute sur une proposition d'investissement : faites le test pour estimer le niveau de risque d'arnaque. Et contactez Epargne Info Service (service gratuit) pour obtenir un avis avant d'aller plus loin.
À l'opposé des listes noires, l'Autorité des marchés financiers publie également des listes blanches : elles recensent les sociétés et prestataires de services officiellement autorisés à commercialiser certains produits financiers spécifiques en France.
Concrètement, trois grandes catégories y figurent :
Figurer sur cette liste blanche atteste d'un agrément ou d'un enregistrement auprès de l'AMF. ⚠️Attention toutefois : cela ne garantit pas la performance des placements proposés, N'investissez pas les yeux fermés car ces investissements restent par nature risqués. Avant tout investissement, pensez à vérifier la présence de votre interlocuteur sur ces listes, accessibles sur le site AMF Protect Épargne.
L'AMF et l'ACPR collaborent étroitement pour protéger les épargnants. Leurs missions sont complémentaires : l'AMF surveille les marchés financiers (placements, crypto-actifs, Forex), tandis que l'ACPR contrôle les secteurs de la banque et de l'assurance (crédits, livrets, contrats d'assurance). Leurs listes noires respectives reflètent cette répartition, signalant les acteurs non autorisés dans chaque domaine.
Oui, l'AMF dédie désormais une liste noire spécifique aux crypto-actifs. Elle y recense les sites internet et plateformes qui proposent, sans aucune autorisation, des services de conservation, d'achat ou de vente d'actifs numériques (comme le Bitcoin ou l'Ether), ainsi que des levées de fonds (ICO). Depuis 2025, ce segment est particulièrement surveillé en raison de la recrudescence des arnaques aux crypto-actifs. Avec l'entrée en application du règlement européen MiCA, les acteurs souhaitant fournir des services sur crypto-actifs doivent obtenir le statut de PSCA (Prestataire de Services sur Crypto-Actifs).
Pour vous assurer qu'un broker ou un courtier a le droit de vous proposer des services d'investissement (notamment sur le Forex ou les produits dérivés), vous devez systématiquement consulter le registre Regafi. Ce registre, tenu par l'ACPR, répertorie toutes les entreprises autorisées à exercer une activité financière en France.
Si la plateforme de trading n'y figure pas, elle est considérée comme illégale. Soyez particulièrement vigilant avec les sociétés basées dans des paradis fiscaux ou hors de l'Union européenne, car en cas de litige, vous ne disposerez d'aucun recours auprès du médiateur de l'AMF. Pensez également à vérifier si l'intermédiaire ne fait pas l'objet d'une mise en garde spécifique sur le site AMF Protect Épargne.
Le phénomène des robots de trading (ou trading automatisé) fait l'objet d'une vigilance accrue de la part de l'AMF. Ces logiciels, souvent présentés comme des solutions miracles utilisant l'intelligence artificielle, promettent de passer des ordres automatiquement sur le Forex ou les crypto-monnaies pour générer des gains sans effort. En réalité, ces offres cachent fréquemment des arnaques bien rodées. Voir notre article sur les fraudes aux placements.
Je m'inscris à la newsletter
Pour être informé régulièrement des actualités du site
Merci pour votre inscription à la newsletter
0 document sélectionné