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Attention aux mini-crédits

En ces temps difficiles pour nos porte-monnaies, quoi de plus tentant que de prendre un petit crédit, rapide, sans justificatif à fournir et qui n’engage que sur quelques semaines ? On vous explique pourquoi le mini-crédit est une facilité à prendre avec précaution.

Les caractéristiques des mini-crédits

En quelques clics sur Internet, vous pouvez souscrire un mini-crédit que ce soit pour changer de lave-linge ou faire face à un découvert ou payer votre facture d’énergie qui a doublé… C’est simple, aucun justificatif à fournir (hormis la pièce d’identité et un RIB), pas de paperasse. Mais pas moyen non plus de faire marche arrière.

Voici leurs caractéristiques les plus fréquentes :

  • un accord quasi immédiat,
  • un versement des fonds ultra rapide, en 24/48h à 1 semaine maximum (et même immédiatement si vous prenez l’option payante pour un versement instantané),
  • un montant maximum de 100 à 2 500 euros,
  • une durée de moins de 3 mois.

Mais aussi :

  • aucune vérification de la capacité de remboursement,
  • un taux d’intérêt élevé, dépassant parfois les 20%,
  • des frais apparemment peu élevés, mais en réalité importants par rapport au montant prêté, et plus élevés que ceux d’un crédit à la consommation…

Le mini-crédit est plus considéré comme une facilité de paiement qu’un crédit. Pour autant, il s’agit de sommes qu’on doit rembourser : c’est donc une charge en plus dans votre budget. Bref, vous risquez de vous surendetter, surtout si vous les cumulez, au lieu d’arranger votre situation financière.

A noter : les paiements fractionnés proposés par les enseignes commerciales (high-tech, meubles, voyages…) sont aussi à prendre avec précaution. Si étaler son paiement est le plus souvent sans frais et sans intérêt, des pénalités de retard sont en général appliquées sans que le consommateur n’en soit véritablement averti. Accumuler les paiements fractionnés revient à se mal-endetter voire à se surendetter.

Bientôt une réglementation pour les mini-crédits

L’encadrement des mini-crédits est au cœur de la révision de la directive européenne sur les crédits à la consommation. L’idée est de les intégrer dans la catégorie des crédits à la consommation qui sont eux bien réglementés.

Ainsi, ils bénéficieraient alors des mêmes mesures protectrices des consommateurs :

  • délai de rétractation,
  • information précontractuelle,
  • taux d’usure (taux d’intérêt maximal),
  • réglementation sur les frais…, etc.

Les bons réflexes en cas de difficultés financières

Faites un point sur votre budget par exemple en utilisant l’application Pilote Budget pour vérifier votre reste à vivre, somme qu’il vous reste pour les dépenses du quotidien. Vérifiez vos ressources, notamment si vous touchez bien toutes les aides auxquelles vous avez droit. N’hésitez pas à contacter un Point Conseil Budget pour vous faire accompagner dans cet exercice.

Avec l’application Pilote dépenses, suivez au jour le jour l’évolution de votre reste à vivre pour maîtriser au plus près vos dépenses. Identifiez et limitez celles où les prix ont le plus augmenté.

Enfin, faites un point avec votre banque sur vos crédits, notamment si vous avez une autorisation de découvert. Vérifiez ainsi dans votre contrat si vous pouvez diminuer vos mensualités. Quant à vos produits et services bancaires, vérifiez avec votre conseiller s’ils correspondent toujours à vos besoins, et demander à bénéficier de l’offre spécifique. Cette offre, qui prend un nom différent selon les banques, vous permet d’avoir des services et moyens de paiement permettant de limiter les incidents et donc les frais.

Pour aller plus loin :

Septembre 2022

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