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L'épargne logement

Fiscalité du PEL : comment sont imposés vos intérêts en 2026 ?

2%, c'est le taux brut du PEL en 2026. Mais qu'en est-il du rendement net ? Celui qui compte réellement pour votre projet immobilier. Entre les prélèvements sociaux et l'impôt sur le revenu, c'est important de prendre le temps d'évaluer la performance réelle de votre épargne. Pour un PEL, la date d'ouverture du plan a un impact important sur la fiscalité appliquée. Décryptons le fonctionnement des intérêts et les règles applicables aux différents plans afin de calculer ce qu'il reste vraiment dans votre poche.

Fonctionnement du PEL en 2026 : taux, plafond et conditions

Quel est le taux de rémunération du PEL en 2026 ?

Pour les plans ouverts à partir du 1er janvier 2026, le taux de rémunération s'établit à 2 % brut par an. C'est une légère hausse par rapport aux PEL ouverts en 2025, qui étaient rémunérés à 1,75 %. Cette augmentation s'inscrit dans un contexte de remontée progressive des taux depuis 2023, après plusieurs années de baisse continue.

Ce taux est fixé à l'ouverture du plan et reste garanti pendant toute sa durée, quelles que soient les évolutions ultérieures décidées par l'État. Autrement dit, si vous ouvrez un PEL en 2026, vous conserverez ce taux de 2 % brut jusqu'à la clôture du plan. Cette stabilité constitue un atout pour sécuriser une partie de son épargne sur le long terme.

À noter que ce taux brut ne reflète pas ce que vous toucherez réellement. Une fois les prélèvements sociaux de 17,2 % et l'impôt sur le revenu appliqués (12,8 % par défaut via le PFU), le rendement est d'environ 1,40 %. Bonne nouvelle pour les détenteurs de PEL : l'augmentation de la CSG (contribution sociale généralisé)  votée pour 2026 ne concerne pas ce produit, qui reste soumis aux prélèvements sociaux standards de 17,2 %.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement d'un PEL : PEL : tout comprendre sur le plan épargne logement.

Fiscalité des nouveaux PEL depuis 2018 : le Prélèvement Forfaitaire Unique

La Flat Tax à 30 % : comment fonctionne-t-elle ?

Pour tous les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018, le régime fiscal est clair : c'est le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé « Flat Tax », qui s'applique par défaut dès le premier euro d'intérêt produit, et ce dès les premières années du plan. Ce taux global de 30 % se décompose ainsi :

  • 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu
  • 17,2 % au titre des prélèvements sociaux

Cette taxation est effectuée directement par votre établissement bancaire au moment de l'inscription des intérêts en compte (généralement au 31 décembre). Vous n'avez donc pas d'impôt supplémentaire à régler manuellement sur ces revenus lors de leur perception.

Un exemple concret : Imaginons que votre PEL génère 200 € d'intérêts en 2026. Sur ces 200 € d'intérêts :

  • Prélèvements sociaux (17,2 %) : 34,40 €
  • Impôt sur le revenu (12,8 %) : 25,60 €
  • Total prélevé : 60 €
  • Intérêts nets perçus : 140 €

Votre rendement net s'établit donc à 1,40 % environ, contre 2 % brut.

L'option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu

Le PFU n'est pas une obligation. Lors de votre déclaration annuelle de revenus, vous pouvez choisir de renoncer au taux forfaitaire de 12,8 %. Vous soumettez alors l'ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers au barème progressif de l'impôt sur le revenu.

Exemple pratique : Prenons le cas d'un foyer non imposable qui perçoit 150 € d'intérêts sur son PEL. Avec le PFU, il paierait 45 € d'impôts et prélèvements (30 %). En optant pour le barème progressif, il ne paierait que les prélèvements sociaux de 17,2 %, soit 25,80 €, et récupérerait les 12,8 % d'impôt sur le revenu prélevés à la source (19,20 €). Le gain fiscal serait donc de 19,20 €.

Attention toutefois : cette option est globale et s'applique à tous vos placements soumis au PFU (livrets fiscalisés, comptes à terme, assurance vie...). Elle peut donc être défavorable si vous percevez d'autres revenus du capital importants. Pensez à bien calculer l'impact global avant de faire ce choix.

Les prélèvements sociaux sur le PEL : une ponction systématique

Un prélèvement annuel de 17,2 % sur les intérêts

Indépendamment de l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux au taux de 17,2 % sont systématiques sur tous les PEL. Votre banque les prélève directement chaque année au moment de l'inscription en compte des intérêts, généralement au 31 décembre. Contrairement à l'impôt, il n'existe aucune option pour y échapper.

Attention toutefois, les modalités de prélèvement varient selon l'âge de votre plan :

  • Pour les PEL ouverts depuis le 1er mars 2011 : Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés automatiquement chaque année sur les intérêts produits, dès la première année de détention. C'est le cas de la quasi-totalité des plans actifs aujourd'hui.
  • Pour les anciens PEL (ouverts avant mars 2011) : Pour les rares plans encore ouverts (qui arrivent à leur terme de 15 ans en 2026), les prélèvements sociaux ont déjà été régularisés lors du 10ème anniversaire. Ils sont désormais prélevés chaque année lors du versement des intérêts.

À noter : le PEL n'est pas impacté par l'augmentation de la CSG entrée en vigueur début 2026. (Qui fait passer les prélèvements sociaux à 18,6 % pour d'autres produits d'épargne comme le PER). Le taux reste donc stable à 17,2 % pour votre plan d'épargne logement.

Pourquoi les prélèvements sociaux concernent-ils tous les PEL ?

C'est un point de confusion fréquent : beaucoup d'épargnants pensent que « exonéré » signifie « zéro impôt ».

Imaginez les prélèvements sociaux comme une contribution obligatoire au financement de la Sécurité sociale, distincte de l'impôt sur le revenu. Même si votre ancien PEL (ouvert avant 2018) bénéficie encore d'une exonération d'impôt sur le revenu pendant les douze premières années, les prélèvements sociaux restent dus dès le départ. Ils représentent la part minimale que l'État prélève sur la croissance de votre patrimoine, quelle que soit la durée de détention du PEL.

Concrètement, même durant la période d'exonération fiscale, votre banque prélève systématiquement ces 17,2 % sur vos intérêts. Cette règle s'applique à tous les plans, anciens comme récents, sans exception possible.

PEL de plus de 12 ans : quelle fiscalité s'applique ?

La fin de l'exonération fiscale pour les anciens plans

Les PEL ouverts avant le 1er janvier 2018 bénéficient d'un avantage historique majeur : les intérêts produits sont totalement exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'au douzième anniversaire du plan. Durant cette période, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés.

Dès que le plan entame sa treizième année, l'avantage fiscal disparaît. Les intérêts deviennent alors imposables à l'impôt sur le revenu, généralement via le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux). Vous pouvez toutefois opter pour le barème progressif lors de votre déclaration de revenus si votre tranche d'imposition est inférieure à 12,8 %.

Est-il intéressant de garder un PEL de plus de 12 ans ?

Lorsque votre PEL franchit ce cap des douze ans, son rendement net chute mécaniquement en raison de la fiscalité supplémentaire. Faut-il pour autant le clôturer ? La réponse dépend de votre taux d'origine.

  • Si votre PEL affiche un taux brut de 2,5 % ou 3,5 % (fréquent pour les plans ouverts avant 2011), il peut rester compétitif même après fiscalité. Un PEL à 2,5 % brut, après application du PFU de 30 %, offre un rendement net de 1,75 %. C'est davantage que le Livret A à 1,5 % (taux en vigueur depuis février 2026) et comparable au PEL 2026 à 2 % brut (1,40 % net après PFU).
  • En revanche, si votre taux d'origine est plus faible (1,5 % ou 2 %), la clôture peut être envisagée pour réorienter votre épargne vers des produits plus performants : Livret d'Épargne Populaire (LEP) à 2,5 % si vous y êtes éligible, ou une assurance vie en fonds euros.

Il est essentiel de faire régulièrement le point sur votre situation et vos placements. Votre vie et vos objectifs évoluent ; les arbitrages sont donc là pour garantir que vos investissements restent en parfaite adéquation avec vos projets.

Point de vigilance : si vous envisagez d'utiliser les droits à prêt associés à votre PEL pour un projet immobilier, conserver le plan peut avoir du sens, Ces droits restent valables un an après la clôture du plan.

PEL de 10 ans : que faire avant la bascule fiscale ?

Si votre PEL a été ouvert avant 2018 et qu'il approche de ses dix ans, vous entrez dans une phase stratégique. Vous disposez encore de deux années de 'paradis fiscal' avant que ses intérêts ne deviennent imposables à votre 12ème anniversaire.

En revanche, pour les plans ouverts depuis 2018, la question ne se pose pas. Vos intérêts sont déjà soumis à la Flat Tax chaque année. Pour ces plans, l'enjeu des 10 ans est uniquement contractuel. C'est la fin de votre droit à verser de l'argent sur le compte

Optimiser vos versements : Vous pouvez continuer à alimenter votre PEL jusqu'à son dixième anniversaire, dans la limite du plafond de 61 200 € (hors intérêts). Au-delà de dix ans, plus aucun versement ne sera possible. Cependant, le plan continuera de produire des intérêts pendant cinq ans maximum. Profitez de cette période pour maximiser votre capital si vous avez un projet immobilier en vue.

Évaluer la clôture avant douze ans : Toujours pour les PEL ouverts avant 2018, si vous n'avez pas de projet immobilier et que votre taux est peu attractif, vous pouvez envisager de le clôturer avant la douzième année. Ca vous permet de récupérer vos intérêts sans impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux auront été prélevés). Vous pourrez alors réorienter ces fonds vers des placements plus adaptés à vos objectifs.

Anticiper les conséquences de la clôture : Tout retrait entraîne automatiquement la clôture du compte. Vous perdrez alors vos droits à prêt et à prime d'État (pour les PEL ouverts avant 2018). Pesez bien cette décision en fonction de vos besoins futurs et comparez le rendement net de votre PEL avec les alternatives disponibles sur le marché.

En résumé : 

  1. PEL < 2018 : Exonéré d'impôt sur le revenu pendant 12 ans. Prime d'État possible.
  2. PEL ≥ 2018 : Imposable dès le 1er euro (30 % de Flat Tax). Pas de prime d'État.
  3. Tous les PEL : Arrêt des versements à 10 ans / Clôture automatique ou transformation à 15 ans.

Fiscalité du PEL selon la date d'ouverture : tableau récapitulatif

Vue d'ensemble : comprendre les règles selon l'époque

La fiscalité du PEL a connu plusieurs réformes successives. Pour vous y retrouver rapidement, voici un tableau qui synthétise les règles applicables en fonction de la date d'ouverture de votre plan :

Période d'ouvertureImpôt sur le revenu (< 12 ans)Impôt sur le revenu (> 12 ans)Prélèvements sociauxPrime d'État
Avant le 1er mars 2011ExonéréImposable (PFU ou barème progressif)17,2 % prélevés au 10e anniversaire puis annuellementOui, sous conditions de prêt
Du 1er mars 2011 au 31 décembre 2017ExonéréImposable (PFU ou barème progressif)17,2 % prélevés annuellement dès l'inscription des intérêtsOui, conditionnée à un prêt minimum de 5 000 €
Depuis le 1er janvier 2018Imposable dès la 1re année (PFU 30 %)Imposable (PFU 30 % ou barème progressif)17,2 % inclus dans le PFU de 30 %Non, supprimée

Ce tableau vous permet de situer rapidement votre PEL et d'anticiper les prélèvements qui s'appliquent à votre épargne.

PEL ouvert avant le 1er mars 2011

Les PEL ouverts avant cette date bénéficient d'un régime particulièrement favorable. Ils peuvent être maintenus sans limite de durée, contrairement aux plans plus récents qui sont plafonnés à quinze ans. Durant les douze premières années, les intérêts sont totalement exonérés d'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % sont dus, et ils ne sont prélevés qu'à partir du dixième anniversaire du plan (puis tous les ans ensuite).

Ces anciens PEL affichent souvent des taux de rémunération attractifs, compris entre 2,5 % et parfois jusqu'à 4,75 % brut selon l'année d'ouverture. Même après déduction des prélèvements sociaux et de l'impôt sur le revenu au-delà de douze ans, ces plans restent souvent compétitifs par rapport aux nouveaux produits d'épargne. Si vous détenez un tel plan, il peut être judicieux de le conserver, surtout si vous n'avez pas encore franchi le cap des douze ans.

Vous pouvez également bénéficier d'une prime d'État si vous contractez un prêt épargne logement, sous réserve que le montant du prêt soit d'au moins 5 000 € (pour les plans ouverts entre le 12 décembre 2002 et le 1er mars 2011).

PEL ouvert entre 2011 et 2017

Pour les PEL ouverts durant cette période, les avantages fiscaux ont commencé à se réduire progressivement. L'exonération d'impôt sur le revenu reste valable pendant les douze premières années du plan, mais une nouveauté apparaît : les prélèvements sociaux de 17,2 % sont désormais prélevés chaque année dès l'inscription des intérêts au 31 décembre. Vous ne bénéficiez plus du report au dixième anniversaire comme pour les plans plus anciens.

Autre changement notable : la prime d'État devient conditionnée à la réalisation effective d'un prêt épargne logement d'un montant minimum de 5 000 €. Son montant varie selon la date d'ouverture et l'affectation du prêt (financement d'un bâtiment BBC ou énergivore, par exemple). Elle est plafonnée à 1 525 € et reste soumise aux prélèvements sociaux lors de son versement.

Ces PEL ouverts entre 2011 et 2017 ont également une durée maximale de quinze ans. Les premiers plans de cette génération arrivent à échéance à partir du 1er mars 2026. À l'approche de cette date, il est important d'anticiper la clôture ou le réinvestissement de votre capital.

Comment déclarer les intérêts de votre plan épargne logement ?

Le rôle de la banque : l'Imprimé Fiscal Unique (IFU)

Chaque année, votre banque vous transmet un Imprimé Fiscal Unique (IFU). Ce document récapitule l'ensemble des intérêts perçus sur vos placements (livrets fiscalisés, PEL de plus de douze ans, assurance vie...) et les prélèvements déjà effectués par l'établissement. C'est votre pièce justificative de référence en cas de contrôle.

L'IFU vous indique aussi la maturité fiscale de certains produits. Par exemple, il distingue les PEL ouverts depuis moins de douze ans (exonérés d'impôt sur le revenu pour les plans d'avant 2018) de ceux qui ont franchi ce seuil et deviennent imposables. Si vous détenez plusieurs PEL ou d'autres placements dans différents établissements, pensez à additionner les montants indiqués sur chaque IFU reçu pour avoir une vision complète de vos revenus mobiliers.

La déclaration de revenus pré-remplie

Rassurez-vous : l'impact administratif est limité. Les montants figurant sur votre IFU apparaissent généralement déjà pré-remplis dans votre déclaration. Vous les retrouverez souvent dans les cases 2TR (pour les intérêts et produits de placement à revenu fixe comme ceux du PEL) et 2BH (pour les revenus déjà soumis aux prélèvements sociaux). Il vous suffit de vérifier la cohérence des chiffres avant de valider.

Si vous constatez une erreur ou une incohérence, corrigez directement le montant dans votre déclaration en ligne ou sur le formulaire papier. En cas de doute, contactez votre banque pour obtenir des précisions ou un IFU rectificatif. Soyez particulièrement vigilant l'année suivant la clôture de votre PEL : les intérêts versés cette année-là doivent bien figurer dans votre déclaration.

À noter : si vous êtes titulaire d'un PEL depuis au moins quatre ans, vous bénéficiez d'un droit à un prêt pour financer votre projet immobilier (achat de résidence principale, travaux de construction, achat de terrain...) ou obtenir un crédit immobilier à taux avantageux. Ce droit à prêt est calculé en fonction des intérêts acquis et peut être un atout précieux pour concrétiser votre projet. Ce retrait s'accompagne de la clôture du compte. 

Questions fréquentes sur la fiscalité du PEL

Le PEL est-il imposable ?

Oui, tous les PEL sont soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %. Ils sont prélevés chaque année sur les intérêts capitalisés, quelle que soit leur date d'ouverture. Pour les plans ouverts depuis le 1er janvier 2018, les intérêts sont également imposables à l'impôt sur le revenu dès la première année. Généralement via le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % au total.

Les anciens PEL (ouverts avant 2018) bénéficient quant à eux d'une exonération d'impôt sur le revenu pendant les douze premières années. Néanmoins, ils restent soumis aux prélèvements sociaux dès le départ.

C'est une dimension à considérer afin d'évaluer le taux de rémunération d'un produit d'épargne ou d'investissement

Quelle est la nouvelle taxe sur les PEL ?

Il n'existe pas de nouvelle taxe spécifique introduite en 2026 sur les PEL. En revanche, depuis 2018, le régime fiscal a changé. Avec la généralisation du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé « Flat Tax », les intérêts sont soumis à un taux global de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Ce dispositif s'applique automatiquement aux PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018. Il remplace l'ancien régime d'exonération fiscale dont bénéficiaient les plans historiques. Bonne nouvelle toutefois : le PEL n'est pas impacté par la hausse de la CSG intervenue début 2026.

Quels sont les avantages et inconvénients du PEL ?

Le PEL présente plusieurs avantages dès l'ouverture du plan. Un taux d'intérêt garanti sur toute la durée du plan (2 % brut pour les PEL ouverts en 2026). Une sécurité totale du capital. L'accès à un prêt épargne logement à taux préférentiel (3,20 % en 2026) pour financer l'acquisition d'une résidence principale ou des travaux de construction ou d'économie d'énergie.

Côté inconvénients, la fiscalité est à apprécier selon chacun. Les fonds sont bloqués pendant quatre ans minimum. Le plafond de versement est limité à 61 200 euros. De plus, si le titulaire d'un PEL clôture son plan avant quatre ans, il perd les droits à prêt et voit ses intérêts recalculés au taux du CEL.

Comment clôturer ou fermer un PEL en 2026 ?

Pour clôturer votre PEL, il suffit de contacter votre établissement bancaire et de demander la fermeture du plan. Les fonds seront versés sur un autre compte. Vous pouvez fermer votre PEL à tout moment, mais attention aux conséquences. Une clôture anticipée avant quatre ans entraîne la perte des droits à prêt et un recalcul des intérêts au taux du CEL en vigueur, moins avantageux. Les PEL ouverts depuis le 1er mars 2011 sont automatiquement clôturés au bout de quinze ans et transformés en livret d'épargne classique. Pensez à vérifier l'impact fiscal de la clôture, notamment si votre plan a plus de douze ans et que les intérêts deviennent imposables.

Combien rapporte un PEL après impôts ?

Pour un PEL ouvert en 2026, le taux brut de 2 % est ramené à environ 1,40 % net après application du PFU de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Concrètement, pour 10 000 euros épargnés pendant un an, vous percevez 200 euros d'intérêts bruts, dont il faut déduire 60 euros de prélèvements (30 %), soit un gain net de 140 euros. Ce rendement net reste inférieur au Livret A (1,5 % net défiscalisé en février 2026), mais le PEL conserve l'avantage d'un taux garanti sur toute la durée et de l'accès à un prêt aidé pour tout projet immobilier d'une personne physique.

Plafond, durée et versements minimum du PEL

Le plafond du PEL est fixé à 61 200 euros de versements. Ce montant peut toutefois être dépassé par la capitalisation des intérêts, qui s'ajoutent automatiquement au capital chaque 31 décembre. En pratique, votre plan peut donc afficher un solde supérieur au plafond du PEL sans que cela pose problème et sans que cela n'entraine la fermeture du compte.

Côté engagement, vous devez respecter une durée minimale de quatre ans pour conserver les avantages du plan. Pendant cette période, vous pouvez continuer à effectuer des versements, avec un minimum annuel de 540 euros (soit 45 euros par mois). Après ces quatre années, le plan peut être prolongé d'année en année jusqu'à atteindre une durée maximale de dix ans pour la phase d'épargne active.

Passé ce cap des dix ans, vous ne pouvez plus alimenter votre PEL, mais celui-ci continue de produire des intérêts pendant cinq années supplémentaires maximum. Au total, la durée de vie d'un PEL peut donc atteindre 15 ans (pour les plans ouverts depuis le 1er mars 2011). À l'issue de cette période, le plan est automatiquement clôturé et les fonds vous sont restitués.

Conditions d'ouverture du plan épargne logement

Ouvrir un PEL est accessible à tous : aucune condition d'âge, de résidence ou de nationalité n'est requise. Que vous soyez majeur ou mineur, vous pouvez souscrire ce produit d'épargne auprès de l'établissement bancaire de votre choix.

En revanche, une règle stricte s'applique : une seule personne ne peut détenir qu'un seul PEL à la fois. Vous pouvez cependant cumuler un PEL et un Compte Épargne Logement (CEL), à condition d'ouvrir les deux produits dans la même banque.

À l'ouverture, un versement initial minimum de 225 euros est exigé. Ensuite, vous devrez respecter les versements périodiques pour que votre plan reste actif. Si vous ne respectez pas ces conditions (versements insuffisants ou retrait anticipé avant trois ans), votre banque peut clôturer le plan de manière anticipée.

Le PEL reste avant tout un produit d'épargne destiné à préparer un projet immobilier. Une fois la phase d'épargne achevée, vous pouvez bénéficier d'un prêt épargne logement à un taux fixé dès l'ouverture (3,20 % pour les PEL ouverts en 2026). Pour en savoir plus sur le PEL et l'épargne logement, n'hésitez pas à consulter les ressources dédiées.

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