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Mon bien immobilier
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L'immobilier, tout le monde en parle... Mais quelles sont les vraies raisons de franchir le pas et d'acheter un bien ?
Acheter sa résidence principale représente l'un des objectifs majeurs de nombreux Français. En devenant propriétaire de votre maison individuelle ou de votre appartement, vous n'aurez plus de loyer à payer. Certes, vous rembourserez sans doute un crédit chaque mois, mais au bout du compte, le logement vous appartiendra.
Une fois à la retraite, le crédit sera terminé et vous serez chez vous. Vous pourrez également léguer ce patrimoine à votre conjoint, vos enfants et petits-enfants.
Ca répond à la même logique : vous pourrez en profiter les weekends, les vacances, et pour vos vieux jours. Attention cependant, posséder sa propre résidence secondaire implique aussi des frais d'entretien, des travaux, des impôts et des taxes.
Pour de l'investissement locatif, il faudra choisir avec soin votre bien, selon sa localisation et son état. Vous pourrez opter pour une location meublée ou vide. Ces loyers généreront des revenus imposés, d'où l'importance de bien choisir votre régime fiscal pour profiter d'éventuels avantages (dispositifs Pinel, Denormandie, Loc'Avantages...). Pensez aussi à l'assurance des loyers impayés.
Enfin, acheter pour revendre et réaliser une plus-value reste une stratégie intéressante. Un bien à rénover peut représenter une belle opportunité d'investissement.
Acheter pour louer : notre article sur l'investissement locatif
L'achat d'un bien immobilier suit un parcours bien défini qui peut s'étaler sur plusieurs mois. Comprendre les grandes étapes vous permet d'aborder votre projet avec sérénité et de mieux anticiper les démarches à accomplir.
Avant de vous lancer, prenez le temps de définir précisément vos critères de recherche. La localisation est souvent déterminante : proximité des commerces, des transports en commun, des écoles ou des centres de soins. Pensez aussi à la performance énergétique du logement, qui peut influencer vos futures factures et la valeur du bien.
Demandez-vous si vous souhaitez acheter un logement neuf, ancien ou à rénover, car chacun présente des avantages différents en termes de fiscalité et de travaux.
Consultez ensuite les sites spécialisés ou contactez un agent immobilier pour trouver les biens correspondant à vos attentes. Lors des visites, vérifiez la superficie du bien et son état général. N'hésitez pas à vous projeter dans les lieux et à poser toutes vos questions au vendeur ou à l'intermédiaire.
Une fois le bien trouvé, vous pouvez adresser une offre d'achat au vendeur, généralement par courrier recommandé ou par mail. Cette offre précise le prix proposé, les conditions de financement et sa durée de validité. Le vendeur peut l'accepter, la refuser ou formuler une contre-proposition.
Si votre offre est acceptée, vous signez ensuite un compromis de vente (ou promesse de vente), qui engage les deux parties. À partir de là, vous bénéficiez d'un délai de rétractation de 10 jours pour vous rétracter si nécessaire. Ce document précise également clauses, les droits de rétractation, les conditions suspensives, notamment l'obtention de votre crédit immobilier.
Enfin, après validation de toutes les conditions, vous signez l'acte authentique de vente chez le notaire, qui officialise le transfert de propriété. C'est à ce moment que vous recevez les clés de votre nouveau logement.
| Étape | Description | Délai indicatif |
|---|---|---|
| Offre d'achat | Proposition écrite au vendeur avec prix et conditions | Variable (quelques jours) |
| Compromis de vente | Engagement mutuel entre acheteur et vendeur | Délai de rétractation de 10 jours |
| Acte de vente | Signature chez le notaire et transfert de propriété | 2 à 3 mois après le compromis |

L'achat d'un bien immobilier, c'est souvent un projet de vie, et la question du financement se pose rapidement. Entre apport personnel, capacité d'emprunt et aides disponibles, il faut bien comprendre les mécanismes pour construire un dossier solide.
Pour acheter un bien immobilier, l'argent disponible sur votre compte ne suffit généralement pas. C'est là qu'interviennent l'apport personnel et le prêt immobilier.
L'apport personnel : C'est la somme que vous injectez dans votre projet, en complément du crédit. En 2025, cet apport représente en moyenne entre 17 % et 23 % du prix d'achat selon les profils. Il peut provenir de votre épargne, d'une donation ou de la revente d'un bien. Cet apport permet de couvrir les frais de notaire, les frais de dossier et de réduire le montant emprunté, ce qui améliore vos conditions de financement.
La banque calculera ensuite votre capacité d'emprunt en fonction de vos revenus nets, de vos charges (crédits en cours, loyer, pensions) et de votre stabilité professionnelle. Elle détermine ainsi le montant que vous pouvez rembourser chaque mois, sur combien d'années, et à quel taux d'intérêt. En général, votre taux d'endettement ne doit pas dépasser 35 % de vos revenus.
Pensez aussi à l'assurance emprunteur, qui vous protège en cas de décès, d'incapacité de travail ou d'invalidité. Soyez sincère lors du remplissage du formulaire pour garantir son fonctionnement en cas de besoin.
N'hésitez pas à comparer les offres de prêt de différentes banques pour choisir la plus avantageuse. Emprunter, c'est s'engager à rembourser, mais si votre situation évolue (séparation, chômage), vous pourrez souvent adapter vos mensualités.
Si vous envisagez d'acheter dans le neuf, plusieurs aides peuvent alléger votre budget. Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) , pour les logements neufs collectifs ou les maisons individuelles. Il peut couvrir entre 10 % et 30 % du montant de l'opération selon vos revenus, sans intérêts ni frais de dossier.
L'achat dans le neuf offre aussi d'autres avantages : TVA réduite à 5,5 % pour votre résidence principale, possibilité de personnaliser votre logement avec un achat sur plan (VEFA), et des dispositifs comme le Bail Réel Solidaire pour les ménages modestes en zone tendue.
Pour en savoir plus, consultez les aides à l'achat dans le neuf et vérifiez votre éligibilité aux différents prêts aidés disponibles.
Au-delà des aspects techniques et financiers, certaines précautions vous permettront de sécuriser votre projet et d'éviter les déconvenues.
L'achat immobilier est une grande étape, et quelques erreurs peuvent coûter cher. Voici les principaux écueils à éviter :
Négliger les diagnostics immobiliers. Le dossier de diagnostic technique (DDT) est obligatoire et regroupe plusieurs documents : diagnostic de performance énergétique (DPE), état des installations électriques et de gaz, présence d'amiante ou de plomb, état parasitaire (termites)... Ces diagnostics vous informent sur l'état réel du bien. Ignorer un DPE de classe F ou G, par exemple, peut signifier des travaux de rénovation énergétique importants à prévoir. Assurez-vous que le vendeur vous fournit l'ensemble de ces documents avant la signature du compromis.
Ne pas vérifier les clauses du compromis de vente. Ce document engage les deux parties. Prenez le temps de lire attentivement toutes les clauses, notamment les conditions suspensives (obtention du crédit, droit de préemption...). Vérifiez aussi les délais, les pénalités en cas de rétractation et l'état des lieux annexé.
Sous-estimer le prix du bien et les frais annexes. Au-delà du prix du bien, n'oubliez pas les frais de notaire (entre 7 et 8 % dans l'ancien, 2 à 3 % dans le neuf), les éventuels travaux, les frais d'agence et les charges de copropriété. Un budget mal évalué peut fragiliser votre financement.
Pour monter un dossier de crédit solide, rassemblez vos documents et les informations nécessaires en amont. La banque vous demandera :
Un dossier complet et bien organisé facilitera l'étude de votre demande et accélérera l'obtention de votre financement.
L'apport personnel n'est pas obligatoire, mais il est vivement recommandé par les banques. En pratique, un apport d'environ 10 % du prix d'achat dans l'ancien et 5 % dans le neuf permet généralement de couvrir les frais de notaire et les frais annexes (garantie, dossier). Cet apport facilite l'obtention de votre crédit et peut vous permettre de négocier de meilleures conditions. Si votre profil est solide (revenus stables, endettement maîtrisé), certaines banques acceptent encore de financer sans apport, mais cela devient plus rare. Pensez aussi aux donations familiales qui peuvent compléter votre épargne.
Les frais de notaire regroupent les honoraires du notaire, les droits de mutation (taxes reversées à l'État et aux collectivités) et les frais annexes. Ils représentent environ 7 à 8 % du prix de vente dans l'ancien, contre 2 à 3 % dans le neuf. Cette différence s'explique principalement par les droits de mutation, beaucoup plus élevés pour un bien ancien. Ces frais doivent être anticipés dans votre budget global, car ils s'ajoutent au prix d'achat du bien. Pour estimer précisément leur montant, n'hésitez pas à utiliser les simulateurs en ligne ou à demander une estimation détaillée à votre notaire.
Acheter à plusieurs peut se faire en indivision ou via une SCI (Société Civile Immobilière). L'indivision est simple à mettre en place, sans formalités particulières, mais elle nécessite l'accord unanime des coindivisaires pour les décisions importantes (vente, travaux), ce qui peut créer des blocages. La SCI, elle, offre plus de souplesse grâce à des statuts qui organisent la gestion du bien, la répartition des parts et les modalités de cession. Elle facilite aussi la transmission du patrimoine. En revanche, créer une SCI demande des formalités (rédaction des statuts, immatriculation) et engendre des frais. Le choix dépend de votre projet, de sa durée et de la relation entre les acheteurs. Un notaire pourra vous conseiller selon votre situation.
En moyenne, il faut compter entre 3 et 4 mois entre la signature de l'offre d'achat et la remise des clés. Ce délai comprend la recherche du bien (qui peut prendre plusieurs semaines), la signature du compromis de vente, l'obtention du financement (45 jours maximum après le compromis) et enfin la signature de l'acte authentique chez le notaire (environ 3 mois après le compromis). Si vous achetez sans crédit, le processus peut être plus rapide, autour de 6 semaines. À l'inverse, un achat dans le neuf nécessite d'attendre la construction, ce qui rallonge considérablement les délais. Pensez aussi au dépôt de garantie versé lors du compromis, qui sécurise votre engagement.
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