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Fraudes aux opérations bancaires : comprendre, éviter, réagir
Les services bancaires à distance et les moyens de paiement numériques font partie du quotidien. Consulter ses comptes, effectuer un virement ou régler un achat en ligne (...)
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Arnaques et fraudes types
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Lors d'une attaque, les cybercriminels ne ciblent pas uniquement votre IBAN. Ils cherchent aussi à récupérer des données personnelles (nom, adresse, date de naissance) et, parfois, des informations sensibles comme votre numéro de sécurité sociale, des documents d'identité ou des identifiants de connexion afin d'établir un profil complet de leur victime.
Ces informations peuvent ensuite être revendues sur le dark web. En recoupant des données issues de plusieurs fuites, les fraudeurs préparent des tentatives d'hameçonnage très crédibles. Ils peuvent ainsi se faire passer pour votre banque, un organisme public ou un fournisseur de services afin de vous soutirer de l'argent ou des informations confidentielles.
À plus long terme, l'accumulation de données volées augmente le risque d'usurpation d'identité. Les informations dérobées peuvent être utilisées pour ouvrir des comptes, souscrire certains contrats ou effectuer des démarches à votre insu. Les conséquences peuvent donc durer plusieurs années.
Le piratage de la DGFiP (Direction générale des Finances publiques), survenu fin juin 2026, a touché environ 678 000 particuliers et professionnels par les fuites successives et concernant les données de contribuables, les données liées au cadastre (cf. le communiqué de presse et la Foire aux questions)
Les données exposées sont particulièrement sensibles : nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse postale, revenu fiscal de référence, taux de prélèvement à la source, situation familiale, numéro de téléphone et adresse e-mail. Les espaces personnels sur impots.gouv.fr ne semblent pas avoir été compromis, et les mots de passe n'ont pas été volés.
La DGFiP a commencé à contacter directement chaque usager concerné à partir du 17 août 2026, par courriel ou courrier, en précisant les données susceptibles d'avoir été consultées ou extraites. Si vous ne recevez rien, vous n'êtes a priori pas parmi les victimes de cette fuite.
Pour savoir si vous êtes concerné par une fuite de données, fiez-vous d'abord à l'organisme lui-même. Toute entité (entreprise, organisme) victime d'une cyberattaque doit légalement vous informer par e-mail ou courrier si l'incident présente un risque pour vos droits. Ce message précise la nature des informations compromises (nom, adresse e-mail, IBAN) et les réflexes à adopter.
En cas de doute, vous pouvez, sans attendre et régulièrement, utiliser des outils de vérification fuite de données reconnus par exemple :
Face aux fuites de données massives qui se multiplient, comme la fuite de données Free ou les accès illégitimes aux fichiers de la DGFIP, vous devez redoubler de vigilance. N'attendez pas de notification officielle pour sécuriser vos comptes si vous suspectez une fuite de données personnelles ou bancaires.
💡La réactivité est essentielle pour empêcher les criminels d'exploiter vos informations confidentielles. Voici 5 précautions essentielles :
En cas de fuite d'IBAN, il existe principalement deux types de risques :
1. L'escroc se fait passer pour vous (usurpation de votre identité)
Dans ce premier cas, le fraudeur utilise vos données personnelles pour se faire passer pour le titulaire du compte, c'est-à-dire vous.
Concrètement, il peut :
2. L'escroc se fait passer pour un créancier (usurpation de l'identité d'une entreprise)
Dans ce second cas, le fraudeur usurpe l'identité de vos créanciers légitimes ou d'organismes que vous connaissez.
Il peut vous :
Plus un escroc détient d'informations vous concernant, plus il peut manœuvrer efficacement dans ces deux types d'arnaques. Ex : numéro de sécurité sociale, identifiants bancaires, numéro de téléphone, adresse, e-mail, etc.). Les attaques de phishing, sur le dark web ou les réseaux sociaux permettent de récupérer ces données facilement.
⚠️ Attention aux nouvelles arnaques après une fuite : la CNIL a signalé en juin 2026 des messages de personnes prétendant pouvoir « supprimer » vos données volées. Ne leur répondez pas et ne leur fournissez aucun document ou renseignement supplémentaire.
En cas de vol d'IBAN, vous devez redoubler de vigilance :
À savoir : Les mandats de prélèvement sont conservés uniquement chez les créanciers. Cependant, la banque peut vous permettre de constituer une liste blanche de créanciers autorisés à prélever votre compte, ou encore une liste noire pour ceux qui ne peuvent pas prélever votre compte.
Vos données personnelles détenues par une entreprise ont fuité lors d'une cyber-attaque ? Adoptez immédiatement les bonnes pratiques pour contrer les attaques des pirates.
La réglementation impose en France que toute personne concernée par une fuite ou un vol de ses données soit notifiée. La brigade de lutte contre la cybercriminalité et la CNIL sont saisies pour enquêter.
Vous pouvez faire opposition à un prélèvement déjà effectué.
Attention, pour une opération vers un pays en dehors de ces zones, vous avez 70 jours pour la contester (jusqu’à 120 jours dans certains contrats).
Si vous voyez des opérations frauduleuses ou une usurpation d’identité, déposez plainte (police ou gendarmerie) en mentionnant l’usage frauduleux de votre IBAN et de vos données.
À noter : Votre banque vous remboursera l'opération contestée. Elle pourra cependant annuler ce remboursement s'il s'avère que vous aviez en réalité autorisé la transaction.
Tous les créanciers qui vous offrent un service, par exemple les grands facturiers (téléphonie, électricité, etc.), détiennent l'IBAN que vous leur avez remis. Vous les payez ainsi par prélèvement automatique. C'est pratique pour tous les paiements récurrents.
Chaque fichier peut cependant être attaqué et les données récupérées. Plusieurs entreprises ont subi des cyber-attaques comme Free, SFR, Viamédis, etc. mais pas seulement.
En janvier 2026, des "accès illégitimes" au fichier national des comptes bancaires ( Ficoba ) ont permis à "un acteur malveillant" de consulter les données d' 1,2 million de comptes. Les données concernées : RIB et Iban des comptes, identité du titulaire, son adresse et, dans certains cas, identifiant fiscal de l'usager, indique le ministère de l'Economie. On y trouve également la date et le lieu de naissance du titulaire.
La réglementation oblige le teneur du fichier à révéler aussitôt la fuite de données. Autrement dit, il doit prévenir les personnes concernées afin qu'elles puissent surveiller leurs comptes et réagir rapidement.
En principe, contrairement aux autres moyens de paiement, l'IBAN seul ne permet pas de débiter directement un compte. Le pirate informatique ou l'escroc doit d'abord se faire passer pour vous, (usurpation d'identité). Cette manipulation nécessite souvent des données personnelles supplémentaires comme votre nom complet, adresse ou numéro de téléphone. Autrement dit, un escroc peut falsifier un mandat de prélèvement à partir d'un IBAN et mettre en place des paiements vers son compte. Il peut aussi souscrire des abonnements et des services grâce à un Iban volé, bénéficiant ainsi de vrais services payés par la personne dont l’Iban a été volé.
Surveillez régulièrement vos comptes et recherchez toute transaction suspecte : achats que vous n'avez pas effectués, prélèvements d'organismes inconnus, ou montants inhabituels. Soyez attentif aux changements non autorisés de vos informations personnelles : modification de votre adresse, numéro de téléphone, ou coordonnées de contact sans votre accord. Contactez immédiatement votre banque si vous ne parvenez plus à accéder à votre compte avec vos identifiants habituels. Les alertes de sécurité répétées concernant des tentatives de connexion suspectes constituent également un signal d'alarme à ne pas négliger.
L'IBAN (International Bank Account Number) est un identifiant unique de votre compte bancaire, composé de chiffres et de lettres, incluant le code banque, le code guichet et le numéro de compte. Il est ainsi indispensable pour effectuer ou recevoir des virements et des prélèvements.
Vous le retrouvez sur votre RIB depuis le site ou l'application de votre banque.
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