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Le choix de sa forme d'entreprise
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L’entrepreneur individuel exerce son activité en son nom propre. Juridiquement, vous et votre entreprise ne faites qu’un (clairement votre entreprise en EI ne possède pas de personnalité en propre).
Vous pouvez utiliser un nom commercial, mais officiellement, c’est votre identité qui est engagée.
Sous ce statut vous pouvez exercer une activité :
C’est une confusion très fréquente. Ce qu'il faut retenir :
👉 tous les micro-entrepreneurs sont des entrepreneurs individuels ;
👉 mais tous les entrepreneurs individuels n'optent pas (ou n'en n'ont pas le droit) pour le régime de microentrepreneur.
En réalité, "micro-entrepreneur" est un régime simplifié du statut d'entrepreneur individuel avec des règles spécifiques en matière fiscale et sociale.
Le régime micro est conçu pour aller à l’essentiel :
En contrepartie :
C’est un régime souvent adapté pour tester une activité, démarrer en douceur ou exercer une activité complémentaire à celle de salarié ou retraité ou étudiant.
Hors régime micro, vous passez à un fonctionnement dit “réel” :
En revanche :
Ce régime devient intéressant dès que vous avez des charges significatives ou une ambition de croissance.
Les questions à vous poser sont simples : Mon activité est-elle encore en phase de test ou déjà en phase de développement ? Quel est le niveau du chiffre d’affaires escompté pour mon activité ?
Dans tous les cas, vous restez entrepreneur individuel.
Non, et c’est l’un des grands atouts de ce statut.
Contrairement à une société (comme une EURL ou une SASU), il n’existe aucun capital social à constituer en entrepreneur individuel. Il n'est pas obligatoire d’apporter une somme d’argent au moment de la création.
Concrètement, cela signifie que vous pouvez démarrer votre activité avec les moyens dont vous disposez déjà : un ordinateur, quelques outils, ou même simplement votre savoir-faire.
Cette absence de capital rend le statut particulièrement accessible si vous souhaitez tester une activité, démarrer progressivement ou limiter les risques financiers au départ.
En revanche, cela peut parfois être perçu comme moins structurant par certains partenaires (banques, investisseurs), mais aussi des fournisseurs ou des clients, qui accordent plus facilement leur confiance à des sociétés disposant d’un capital. En outre dans de nombreuses activités, les fonds propres permettent de constituer un volant de trésorerie, de contribuer au financement d’un premier investissement
Aujourd'hui, pour l’inscription au Registre national des entreprises, tout se fait en ligne via le guichet unique de l’INPI. La création est rapide et accessible. Concrètement, vous devez :
Une fois envoyé, votre dossier est transmis aux organismes compétents. S’il est incomplet, vous serez invité à le corriger.
Une fois votre entreprise validée, vous recevez une confirmation d’immatriculation. Votre activité est alors enregistrée au Registre national des entreprises.
Pour les commerçants, l'immatriculation se fait également au Registre du commerce et des sociétés (RCS). Pour les activités artisanales, l’entreprise est aussi immatriculée au Répertoire des métiers. Dans certains cas, l’immatriculation sera double (il y a aussi une immatriculation spécifique pour les agents commerciaux.
Vous obtenez un extrait K, (équivalent du KBIS pour les personnes physiques agissant pour des besoins professionnels), qui est la “carte d’identité” de votre entreprise. Il contient notamment vos numéros SIREN et SIRET, ainsi que les informations essentielles liées à votre activité.
Ce document est souvent demandé dans vos démarches administratives et commerciales. Vous pouvez le télécharger facilement en ligne et suivre l’avancement de votre dossier à tout moment depuis votre espace personnel.
A noter : Vos documents administratifs, commerciaux, bancaires, factures doivent contenir la mention EI.
C’est souvent l’une des premières inquiétudes quand on se lance en indépendant : “Est-ce que je risque de perdre mes biens personnels si mon activité ne fonctionne pas ?”
Depuis la réforme de 2022, le statut d’entrepreneur individuel offre une protection bien plus forte qu’auparavant. Désormais, votre patrimoine est automatiquement scindé en deux ensembles distincts :
En principe, en cas de dettes liées à votre activité, les créanciers professionnels ne peuvent agir que sur les biens professionnels. Votre vie personnelle est donc protégée de manière automatique, sans démarche particulière à effectuer.
Attention toutefois, la séparation des patrimoines peut être remise en cause dans certains cas précis, notamment :
Contrairement à une idée reçue, vous pouvez tout à fait embaucher des salariés. Si vous embauchez, vous devrez respecter toutes les obligations d'un employeur : établir des contrats de travail, déclarer les embauches auprès de l'URSSAF, payer les cotisations sociales sur les salaires versés et respecter le droit du travail (salaire minimum, sécurité au travail, etc.).
Votre conjoint peut également participer à votre activité. Selon son degré d'implication et votre organisation, il peut bénéficier de différents statuts : conjoint collaborateur (sans rémunération mais avec une protection sociale), conjoint salarié (avec un contrat de travail et une rémunération). Si vous passez du statut EI à celui de société, il peut être conjoint associé.
Le statut de conjoint collaborateur est valable pendant 5 ans maximum, après quoi il devra choisir entre le statut de salarié ou d'associé.
Par défaut, en tant qu'entrepreneur individuel, vous êtes imposé à l’impôt sur le revenu. Concrètement, les bénéfices de votre activité sont directement intégrés à votre déclaration personnelle. Selon votre métier, ils sont classés en différentes catégories (commerciale, libérale ou agricole). Vous pouvez relever d’un régime simplifié si votre activité reste modeste, ou d’un régime réel si elle se développe davantage, avec une comptabilité plus complète mais aussi la possibilité de déduire vos charges réelles.
Depuis 2022, vous avez aussi la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS). Dans ce cas, votre entreprise est fiscalement traitée comme une société : vous pouvez vous verser une rémunération et éventuellement des dividendes. Ce choix peut être intéressant pour optimiser vos revenus ou réinvestir dans votre activité, mais il est engageant et non réversible.
Enfin, côté TVA, vous pouvez être exonéré au démarrage (franchise en base), puis devenir redevable lorsque votre activité grandit — ce qui implique de la facturer et de la déclarer.
Etre entrepreneur individuel présente plusieurs atouts qui expliquent pourquoi elle reste le choix privilégié de nombreux créateurs :
Malgré ses nombreux avantages, l'entrepreneur individuel comporte aussi certaines limites qu'il convient d'anticiper :
Pour vous aider à faire le bon choix, voici un tableau comparatif des principales caractéristiques de l'EI, de l'EURL et de la SASU :
| Critère | Entrepreneur individuel (EI) | EURL | SASU |
|---|---|---|---|
| Nombre d'associés | 1 (entrepreneur individuel) | 1 (associé unique) | 1 (associé unique) |
| Capital minimum | Aucun | Libre (1 € minimum) | Libre (1 € minimum) |
| Régime fiscal | IR par défaut ; option IS possible | IR ou IS au choix | IS par défaut |
| Régime social | Travailleur non-salarié (TNS) | TNS si gérant associé unique | Assimilé-salarié |
| Responsabilité | Limitée au patrimoine professionnel depuis 2022 | Limitée aux apports | Limitée aux apports |
| Formalités de création | Simplifiées (déclaration au guichet unique) | Rédaction de statuts obligatoire | Rédaction de statuts obligatoire |
Ce tableau vous permet de visualiser rapidement les différences essentielles. Si vous privilégiez la simplicité et souhaitez démarrer seul avec des coûts réduits, l'EI reste une excellente option. En revanche, si vous envisagez de faire entrer des investisseurs ou de bénéficier d'une protection sociale plus complète, l'EURL ou la SASU peuvent mieux correspondre à vos besoins.
Aucune différence entre micro et auto entrepreneur. "L'auto-entrepreneur” est simplement l’ancien nom du micro-entrepreneur, qui désigne aujourd’hui le même régime simplifié de l’entrepreneur individuel.
En tant qu'entrepreneur individuel, vous ne recevez pas de salaire : votre revenu correspond à ce qu’il reste après vos charges. Vous pouvez vous verser de l’argent librement, selon votre activité et votre trésorerie. En cas d’option pour l’impôt sur les sociétés, vous pouvez vous rémunérer et éventuellement percevoir des dividendes.
Non, une personne physique ne peut être qu'une seule fois entrepreneur individuel, même s'il a plusieurs activités. Le principe même de ce statut repose sur le fait que l'entrepreneur et l'entreprise ne forment qu'une seule et même entité juridique. Si vous souhaitez exercer plusieurs activités distinctes, vous pouvez les regrouper au sein de votre unique staut d'entrepreneur individuel en déclarant plusieurs établissements ou activités secondaires. En revanche, si vous avez besoin de structures juridiques séparées pour des raisons organisationnelles ou fiscales, il faudra envisager la création d'une ou plusieurs sociétés (EURL, SASU, etc.).
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