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Différents régimes
Avant de créer votre activité, vous devez d’abord vérifier si votre profession libérale est réglementée et quelles conditions s’appliquent.
Selon votre métier, vous devrez peut-être :
Par exemple : ORIAS pour les intermédiaires en assurance, ARS pour certaines professions de santé, DREETS pour la formation.
Pour certaines professions réglementées (médecins, avocats, experts-comptables…),
vous devez vous inscrire auprès de votre ordre professionnel avant de commencer.
Cela permet de vérifier que vous remplissez les conditions pour exercer.
Le dossier comprend généralement :
Utilisation d'un titre professionnel
Vous ne pouvez utiliser de titre professionnel que si vous remplissez les conditions légales exigées (diplôme et inscription), sinon c’est interdit et vous pouvez être sanctionné.
A noter : avant de créer votre activité, vérifiez les conditions d’exercice… et, si nécessaire, obtenez votre inscription ou autorisation.
En tant que professionel libéral, vous pouvez exercer en votre nom propre (Entrepreneur individuel) ou en société. Le choix du statut influence la responsabilité, la fiscalité et les obligations administratives.
Le statut d'entrepreneur individuel est souvent privilégié par les professionnels libéraux qui démarrent leur activité avec des :
Ce statut peut constituer une solution adaptée pour tester ou développer une activité indépendante en toute simplicité.
La création d'une société s'avère adapté pour séparer davantage patrimoine pro et perso mais aussi pour vous associer. Parmi les formes fréquemment utilisées par les professions réglementées :
Si votre profession libérale n'est pas réglementée vous pouvez choisir parmi toutes les formes "classiques" de société : SA, SAS, SASU, SARL, EURL...
Une fois votre statut juridique défini, vous pouvez envisager des solutions souples pour démarrer ou développer votre activité. Si vous souhaitez maîtriser vos coûts, tester votre projet ou collaborer avec d’autres professionnels sans créer immédiatement une société, différentes formules d’association ou de groupement s’offrent à vous.
Pour toutes les professions libérales :
Uniquement pour les professions libérales réglementées :
Pensez à vous rapprocher de l'autorité compétente à laquelle est rattachée votre catégorie professionnelle.
Les formalités de création d'entreprise sont centralisées sur le Guichet unique des formalités des entreprises.
Lors de votre déclaration sur le guichet des formalités, vous devez renseigner plusieurs informations :
Une fois le dossier validé, plusieurs organismes sont informés automatiquement (CPAM, CAF, Caisses des retraites...).
Après l'immatriculation, vous recevez :
Ces identifiants permettent de démarrer officiellement l'activité.
L'inscription sur le Guichet unique ne suffit pas toujours.
Selon la profession concernée, il peut être nécessaire de :
Prenons l'exemple d'un architecte : son activité nécessite notamment une inscription auprès de l'ordre compétent avant de pouvoir exercer légalement.
Il est donc important de vérifier les obligations propres à votre profession libérale.
Lorsque vous exercez une profession libérale, vos revenus relèvent en principe de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), et non des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Cette distinction est essentielle car elle détermine votre régime d'imposition et vos obligations déclaratives auprès de l'administration fiscale.
Deux régimes BNC s'offrent à vous :
Pour choisir le régime le plus adapté à votre situation et à votre niveau d’activité, consultez un expert-comptable. Il vous aidera à comparer les différentes options et à anticiper concrètement l’impact fiscal et social de votre choix.
Inscription à l'URSSAF
Lors de la création de votre activité auprès du guichet des formalités, votre déclaration permet généralement votre affiliation auprès de l'URSSAF, qui devient votre interlocuteur pour le recouvrement des cotisations et contributions sociales. Vous recevrez ensuite les informations nécessaires pour gérer vos déclarations et le paiement de vos cotisations.
Parmi les démarches à prévoir figure l'ouverture d'un compte bancaire dédié à votre activité professionnelle. Cette obligation vise à séparer les flux financiers professionnels des dépenses personnelles et à simplifier le suivi financier de votre activité.
A noter : cette obligation ne s'applique pas aux micro-entrepreneurs dont le chiffre d'affaires reste inférieur à 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. Au-delà de ce seuil, l'ouverture d'un compte dédié devient obligatoire.
Vous êtes libre de choisir l'établissement bancaire qui correspond le mieux à vos besoins. Prenez le temps de comparer les offres, les tarifs et les services proposés. En cas de refus d'ouverture de compte par une banque, sachez que vous disposez du droit au compte : la Banque de France peut alors désigner un établissement qui sera tenu de vous ouvrir un compte avec les services bancaires de base.
Selon la profession libérale que vous exercez, vous devez parfois souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro). Cette obligation concerne notamment les professionnels de santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes), les professionnels du bâtiment, les métiers du droit (avocats, notaires) ainsi que certaines professions techniques comme les architectes et les experts-comptables.
Même en l'absence d'obligation légale, il est vivement recommandé de vous couvrir pour protéger votre activité et vos clients contre les dommages matériels, corporels ou immatériels que vous pourriez causer dans le cadre de votre exercice professionnel.
Pour choisir la bonne assurance, renseignez-vous auprès de votre ordre professionnel ou de votre syndicat sur les garanties minimales exigées et les niveaux de couverture adaptés à votre activité.
N'hésitez pas à solliciter l'avis de confrères et à comparer plusieurs devis pour trouver l'offre la plus adaptée à votre situation.
Que vous facturiez ou non la TVA, vous devez être en mesure de
En tant que professionnel libéral, vous devez penser à votre retraite complémentaire, car la retraite de base seule ne suffit pas : elle ne représente souvent qu’une petite partie de vos futurs revenus.
Sans anticipation, votre pension peut être nettement inférieure à vos revenus actuels, d’où l’importance de compléter et d’optimiser votre retraite dès votre installation.
Une profession libérale désigne une activité exercée de manière indépendante, reposant principalement sur des compétences intellectuelles ou techniques (conseil, soin, expertise).
Elle peut être réglementée ou non et se distingue par une grande autonomie dans l’organisation du travail et la relation directe avec les clients ou patients.
Non, un professionnel libéral n'est pas obligé d'adhérer une association de gestion agréée (AGA). Toutefois, elle présente des avantages fiscaux intéressants pour les professionnels libéraux soumis au régime de la déclaration contrôlée et offre un accompagnement comptable précieux. L'AGA peut vous aider à tenir votre comptabilité et à respecter vos obligations déclaratives.
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