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Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
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La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect payé par le consommateur final et collecté par les entreprises pour le compte de l'État.
Lorsque vous vendez un produit ou une prestation soumis à TVA, voici le calcul :
Vous devez distinguer :
Vous reversez à l'administration fiscale la différence :
TVA à payer = TVA collectée – TVA déductible.
Exemple : vous avez collecté 1 000 € de TVA auprès de vos clients et pouvez déduire 400 € de TVA sur vos achats. Vous devrez en principe verser 600 € à l'administration fiscale.
La TVA collectée n'est donc pas du chiffre d'affaires pour votre entreprise : vous la percevez pour le compte de l'État.
En principe, les ventes de biens et les prestations de services réalisées à titre onéreux par une entreprise assujettie entrent dans le champ de la TVA. Les acquisitions intracommunautaires et les importations sont également concernées.
Certaines activités ou opérations sont exonérées de TVA par la loi. Cela concerne notamment, sous certaines conditions, les exportations et livraisons intracommunautaires, certains soins médicaux et paramédicaux, certaines activités d'enseignement ainsi que certaines opérations bancaires ou d'assurance.
Les règles variant selon l'activité et l'opération réalisée, vérifiez si une exonération spécifique vous concerne.
Le taux de TVA dépend de la nature du produit ou du service vendu et des règles d’application prévues.
En France métropolitaine, il existe principalement quatre taux :
En Corse : des taux spécifiques s'appliquent selon les opérations, notamment 0,9 %, 2,1 % ou 10 % , en Outre-mer (Martinique, Guadeloupe, La Réunion) : le taux normal est de 8,5 %, le taux réduit de 2,1 %, avec des taux particuliers de 1,05 % et 1,75 % selon les opérations.
Le bon réflexe : avant de facturer, vérifiez le taux correspondant précisément au produit ou au service que vous vendez.
Selon votre situation et votre régime d’imposition à la TVA, vos obligations de facturation, de déclaration et de paiement diffèrent.
Vos démarches s’effectuent en ligne auprès de l’administration fiscale, aux dates indiquées dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr.
Il existe trois principaux régimes : la franchise en base, le régime réel simplifié et le régime réel normal.
Si votre chiffre d’affaires respecte les seuils prévus, vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA. Dans ce cas, vous ne facturez pas la TVA à vos clients, vous ne la déclarez pas et vous ne pouvez pas récupérer celle payée sur vos achats.
Vous pouvez toutefois, sous certaines conditions, opter pour le paiement de la TVA.
Attention : pensez à surveiller votre chiffre d’affaires. Si vous dépassez les seuils de la franchise en base, vous pouvez devoir facturer et déclarer la TVA, même si vous restez micro-entrepreneur.
En 2026, certaines entreprises relèvent encore du régime réel simplifié.
Avec ce régime, vous versez deux acomptes de TVA dans l’année, puis effectuez une régularisation avec une déclaration annuelle.
Ce qui change en 2027 : le régime simplifié d'imposition à la TVA est supprimé. Les entreprises concernées basculeront automatiquement vers le régime réel normal et déposeront des déclarations CA3. La déclaration sera trimestrielle lorsque le chiffre d'affaires, majoré des acquisitions taxables, ne dépasse pas les seuils prévus (1 million d'euros l'année précédente et 1,1 million d'euros pendant l'année en cours) ; au-delà, elle sera mensuelle. Des règles particulières s'appliquent notamment aux exercices décalés et aux exploitants agricoles.
Avec le régime réel normal, vous déclarez la TVA réellement due à l’aide d’une déclaration CA3. La déclaration et le paiement sont en principe mensuels.
À noter : des règles spécifiques existent pour certaines activités, notamment les exploitants agricoles.
Quel impact la facturation électronique aura sur votre déclaration de TVA ?
Avec la facturation électronique, les données nécessaires au calcul de la TVA seront progressivement transmises automatiquement à l’administration. L’objectif est notamment de faciliter, à terme, le préremplissage de votre déclaration de TVA et de limiter les erreurs de saisie
Si votre entreprise est redevable, vous devez notamment :
La fréquence des déclarations dépend de votre régime d'imposition.
Si vous êtes soumis à un régime réel de TVA, vous pouvez, sous certaines conditions, déduire la TVA payée sur les achats nécessaires à votre activité : achats de biens, prestations de services ou encore sous-traitance. Vous devez notamment disposer d'une facture justifiant la dépense et la TVA correspondante, l'émission d'une facture conforme étant indispensable pour exercer ce droit à déduction.
Certaines dépenses font toutefois l'objet de règles particulières ou d'exclusions.
Lorsque votre TVA déductible est supérieure à votre TVA collectée, vous disposez d'un crédit de TVA.
Vous pouvez :
La TVA que vous collectez auprès de vos clients devra être reversée à l'administration fiscale, après déduction de la TVA récupérable sur vos achats.
Pensez donc à anticiper son paiement dans votre trésorerie. Suivez régulièrement le montant de TVA collectée, celui que vous pouvez déduire et vos prochaines échéances fiscales.
Vous éviterez ainsi de mobiliser pour d'autres dépenses une somme que vous devrez prochainement reverser.
L'entreprise collecte généralement la TVA auprès de ses clients et peut déduire la TVA payée sur certains achats professionnels. Elle reverse ensuite à l'État la différence entre TVA collectée et TVA déductible.
En France métropolitaine, il existe 4 principaux taux de TVA : 20 %, 10 %, 5,5 % et 2,1 %, selon la nature des biens ou services vendus. Le taux normal de 20 % s’applique à la majorité des produits et services, tandis que les autres sont des taux réduits ou particuliers réservés à certaines opération.
La TVA est un impôt sur la consommation, payé par le consommateur et collecté par les entreprises pour le compte de l’État. Elle contribue au financement des services publics et des dépenses de l’État, comme l’éducation, la sécurité ou les infrastructures.
Le numéro de TVA intracommunautaire est un identifiant fiscal attribué aux entreprises assujetties à la TVA dans l’Union européenne.
Il permet d’identifier votre entreprise lors de vos échanges commerciaux avec des entreprises situées dans d’autres pays de l’UE et doit figurer sur certaines factures.
Le moment auquel la TVA doit être déclarée dépend notamment de la nature de l'opération : Pour une vente de biens, la TVA est en principe exigible au moment de la livraison. Pour une prestation de services, elle est en principe exigible lors de l'encaissement du prix ou des acomptes. Une entreprise peut toutefois, dans certaines conditions, opter pour le paiement de la TVA d'après les débits. Des règles particulières existent selon les opérations. Vérifiez donc la règle applicable à votre activité.
La déclaration et le paiement de la TVA s'effectuent en ligne, depuis votre espace professionnel sur impots.gouv.fr. La fréquence (mensuelle, trimestrielle ou annuelle) et le formulaire à utiliser (CA3 ou CA12) dépendent de votre régime d'imposition.
L’autoliquidation de la TVA signifie que c’est le client, et non le vendeur, qui déclare la TVA à l’administration fiscale.
Elle s’applique à certaines opérations, notamment entre entreprises.
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