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Le décès
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Si le défunt possédait un compte bancaire individuel dont il était seul titulaire, la banque est tenue de procéder à son blocage dès qu'elle a connaissance du décès. L'argnet qui y est déposé ne peut être rendu qu'aux héritiers.
Si vous aviez une procuration sur ce compte, elle devient caduque et cesse donc de produire effet au jour du décès. Vous devez restituer à la banque tous les moyens de paiement au seul nom du défunt, ses chéquiers et sa carte bancaire.
Pour obtenir le déblocage du compte et la restitution des fonds, les héritiers doivent fournir à la banque les documents suivants :
Après vérification de ces documents et le règlement de la succession, la banque procède au transfert des sommes aux héritiers selon leurs droits respectifs ou au notaire chargé de la succession. Le compte est ensuite définitivement clôturé.
Le décès d'un cotitulaire a des conséquences particulières sur le compte joint, différentes de celles d'un compte individuel. Comprendre ces spécificités permet de mieux gérer cette situation délicate.
Contrairement au compte individuel qui est automatiquement bloqué, le compte joint n'est généralement pas bloqué par le décès d'un des cotitulaires. Les cotitulaires survivants conservent l'accès au solde du compte et peuvent continuer à l'utiliser normalement.
Cependant, le compte joint peut être bloqué dans certaines circonstances :
En cas de blocage, le compte est alors gelé jusqu'au règlement complet de la succession. C'est généralement le notaire qui déterminera à qui reviennent les sommes, en fonction du régime matrimonial et des règles établissant l'ordre d'héritage.
Si vous êtes cotitulaire survivant d'un compte joint, deux options principales s'offrent à vous :
À savoir : Pour la succession, les avoirs d'un compte joint sont présumés appartenir à parts égales (50 %) à chacun des cotitulaires, sauf preuve contraire. Par ailleurs, les opérations effectuées après le décès sont sans effet sur le montant de la succession, qui est déterminé au jour du décès.
Pour aller plus loin : Legifrance - Obligations du dépositaire (banque) en cas de décès à l'art. 1939 C. civ.
À l'inverse du compte joint, le fonctionnement ducompte en indivision change radicalement au décès de l'un de ses titulaires :
Dès qu'elle a connaissance du décès, la banque est tenue de procéder au blocage immédiat du compte individuel du défunt. Ce compte bancaire bloqué reste ainsi gelé jusqu'au règlement de la succession. Durant cette période, les procurations deviennent caduques et les moyens de paiement doivent être restitués à la banque.
Si aucun ayant droit ne se manifeste, la loi prévoit des délais précis : la banque conserve le compte pendant trois ans à compter de la date du décès. Au-delà de cette période, elle clôture le compte et transfère les avoirs à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), qui les conservera pendant 27 ans supplémentaires. Après un total de 30 ans d'inactivité, les sommes sont définitivement acquises à l'État, sans possibilité de restitution.
La clôture d'un compte après décès suit un processus structuré :
Les délais de déblocage varient selon la complexité de la succession, mais sans difficulté particulière, le déblocage peut intervenir en un mois environ.
Dès que la banque est informée du décès, elle bloque les comptes individuels du défunt. Toutefois, certains fonds peuvent être débloqués avant le règlement complet de la succession. Les héritiers peuvent accéder à une partie des fonds pour régler les frais funéraires, les impôts dus par le défunt ou les factures courantes, dans la limite de 5 965 € et des sommes disponibles au jour du décès.
Pour le reste, le déblocage des fonds intervient généralement après la présentation de l'acte de dévolution successorale, qui précise la répartition entre héritiers. Le délai varie selon les banques, généralement entre deux et six semaines après la finalisation du dossier de succession.
Il est possible de clôturer les comptes d’un défunt et de récupérer les fonds sans passer par un notaire dans deux situations précises :
1. Pour les "petites successions" (moins de 5 965 €). Si le total de l'argent laissé à la banque est inférieur à 5 965 € (seuil 2026) et que le défunt ne possédait pas de bien immobilier, les héritiers peuvent agir seuls.
Comment faire ? Un héritier peut demander la clôture du compte en présentant un certificat d’hérédité (à demander en mairie) ou un acte de notoriété simplifié.
2. Pour les successions dites "simples". Si la succession ne présente aucune des complexités prévues par la loi (par exemple : pas de testament, pas de contrat de mariage spécifique, pas de biens immobiliers, etc.), l'intervention d'un notaire n'est pas obligatoire.
Lors d'un décès, la banque peut débiter le compte du défunt pour régler les frais funéraires, même si celui-ci est bloqué. Le plafond de ce prélèvement est fixé à 5 965 € depuis le 1er janvier 2026, à condition que le compte soit suffisamment approvisionné.
Pour en bénéficier, la personne qui organise les obsèques doit présenter la facture des pompes funèbres à la banque.
Concernant les prélèvements automatiques en cours (abonnements, loyer, électricité...), ceux émis avant le décès sont généralement honorés dans la limite des fonds disponibles. En revanche, les nouveaux prélèvements après la connaissance du décès sont rejetés.
À noter : certaines dépenses prioritaires comme les impôts dus par le défunt peuvent également être prélevées sur le compte bloqué, en plus des frais funéraires.
Contrairement au mariage, le PACS ne confère pas automatiquement de droits successoraux au partenaire survivant.
Cela n'a aucun impact sur le traitement le compte individuel du défunt : blocage, procurations caduques et les moyens a restituer. Sans testament en sa faveur, le partenaire pacsé n'a aucun droit sur ce compte.
Pour un compte joint, son traitement suit la procédure décrite précédemment.
Le règlement de la succession tiendra compte du régime patrimonial choisi dans la convention de PACS. En cas d'indivision, les dettes contractées pendant l'union engagent solidairement les deux partenaires.
La famille ou les proches du défunt doivent informer la banque en fournissant un acte de décès. Le notaire chargé de la succession peut également s'en charger. Cette démarche doit être effectuée rapidement pour permettre à la banque de bloquer les comptes et éviter les opérations frauduleuses.
Les comptes bancaires du défunt sont bloqués dès que la banque a connaissance du décès pour les comptes individuels et les comptes en indivision. Pour les comptes joints, le blocage intervient uniquement à la demande d'un héritier, du notaire ou de l'administration fiscale.
Les contrats d'assurance-vie ne font pas partie de la succession si un bénéficiaire est désigné. Le capital est versé directement au bénéficiaire selon les clauses du contrat, sans passer par la succession. Il en va de même pour certains plans d'épargne avec clause bénéficiaire.
Le décès du conjoint impacte différemment chaque produit d'épargne ou placement. Plus d'informtions sur notre article : Que devient l'épargne en cas de décès du conjoint ?
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