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Début dans la vie active

Job d’été : mode d’emploi

Travailler pendant que les autres sont en vacances ? Alors oui, il faut être motivé et justement, les bonnes raisons de trouver un job d’été ne manquent pas : tester un secteur professionnel, avoir une expérience à mettre sur son cv, gagner un peu d’argent, découvrir une région voire même un pays… ou tout cela à la fois ! C’est le moment de se lancer.

Dans quel secteur chercher son job d’été ?

Animateur en centre aéré, saisonnier agricole, vendeur, caissier, serveur, livreur, téléconseiller, agent d’accueil… Il est important d’identifier ce qui vous convient et vous fait envie. Souhaitez-vous un job d’été dehors ou en intérieur, en équipe ou en solo, au contact du public, d’adultes ou d’enfants … ?

Déterminez précisément vos objectifs : s’agit-il seulement de gagner de l’argent, tester un métier ou un secteur professionnel ? Lister vos compétences personnelles qui vous aideront pour le job mais aussi celles que vous n’avez pas encore forcément et que ce job vous permettra justement de développer.

Enfin, choisissez une zone géographique en lien avec le secteur (hôtellerie-restauration, grande distribution, garde d’enfants, commerce, tourisme…) et n’oubliez pas ce que vous pourrez faire ou découvrir après le travail.

Et à l’international ? Une expérience en dehors de l’Hexagone, c’est forcément enrichissant sur le plan personnel et cela renforce un CV. Elle permet d’apprendre ou d’améliorer la pratique des langues étrangères. Des plateformes dédiées sont là pour vous guider, vous rappeler vos droits et donner des astuces. Consultez votre établissement scolaire, le CROUS, le site de L’Etudiant…

Comment bien se préparer pour un job d’été ?

Côté finances

Si ce job d’été ne nécessite pas de changer pas de domicile, pas de nouvelles dépenses en vue, si ce n’est peut-être un peu de transport. Ce n’est pas la même histoire si vous changez de ville, voire de région. Dans ce cas, vous devrez trouver un hébergement.

Faites un point rapide sur votre budget, car il ne s’agirait pas de le déséquilibrer voire même que ce job d’été vous coûte plus cher qu’il ne rapporte. Listez quelques logements possibles et leur coût, puis vérifiez le montant maximum que vous pourrez y consacrer, par exemple avec l’appli Pilote Budget. Sinon, privilégiez les offres avec logement compris (hôtellerie, parc d’attractions, camping…).

Les étapes pour décrocher le job

  • répondre aux offres d’emploi sur letudiant.frCIDJ.com« 1 jeune, 1 solution »Jobaviz, l’agriculture-recrute ;
  • aller à la rencontre des employeurs sur les nombreux forums organisés en région, etc. ;
  • multiplier le porte à porte et en parler à son entourage ;
  • adapter le CV à l’offre d’emploi et/ou à l’employeur ;
  • compléter avec une lettre de motivation enthousiaste et adaptée au poste convoité ;
  • être ponctuel à l’entretien et soigner sa présentation ;
  • relancer les personnes rencontrées…

Attention aux pièges

Ne commencez pas à travailler tant que les papiers et contrat ne sont pas finalisés, en bonne et due forme et signés. Vous risqueriez de ne pas être payé(e). Attention aux horaires non respectés. N’acceptez pas de travailler « au noir », appelé aussi travail non déclaré ou dissimulé. Vous ne seriez pas couvert en cas d’accident de travail. Vérifiez aussi les modalités de fin de contrat, si jamais vous vouliez mettre fin à l’expérience en cours de route…

Les escrocs « exercent » aussi dans le domaine des offres d’emploi et donc des jobs d’été. Soyez vigilant en cas de salaire anormalement élevé, d’horaires très allégés ou d’un travail peu laborieux. Méfiez-vous d’une offre envoyée à des heures très inhabituelles, si l’expéditeur est d’un autre pays ou continent, ou encore si vous devez envoyer de l’argent pour obtenir un entretien ou un dossier de candidature, ou au contraire, si l’entreprise veut vous verser de l’argent avant la signature du contrat.

Quels droits dans un job d’été ?

Le job d’été est réglementé par le droit du travail. Pas question donc de faire n’importe. En principe, on peut démarrer à 16 ans sauf pour certains travaux interdits ou réglementés, notamment parce qu’ils sont dangereux pour la santé ou la sécurité (travail de nuit, manutention, machines dangereuses, etc.). Tout mineur devra fournir l’autorisation écrite de ses parents, représentants légaux (sauf s’il est émancipé). En pratique, les employeurs recrutent plus souvent à partir de 18 ans.

Le contrat de travail sera un CDD, un contrat de travail saisonnier, ou un contrat de travail temporaire… Une indemnité de congés payés pourra être versée à la fin du contrat. Le salaire est au moins égal au Smic pour les 18 ans et plus, sauf convention collective plus favorable. Il est de 80 % du Smic pour les moins de 17 ans et de 90 % du Smic entre 17 à 18 ans. Depuis le 1er mai 2022, le Smic est fixé à 10,85 € bruts de l’heure, soit 1 645,58 € bruts par mois (sur la base de 35 heures hebdomadaires). Le salaire est mensuel et on reçoit une fiche de paie.

A part les aménagements en fonction de l’âge, le jeune employé bénéficie des mêmes conditions que les autres salariés (respect du règlement intérieur, horaires, cantines, pauses, jour férié…).

A noter : Il est parfois possible de travailler avant 16 ans et c’est évidemment très encadré. Les secteurs sont bien spécifiés (ex : spectacle, cinéma mannequinat, jeux vidéos, agriculture…), les durée de travail limitées avec des temps de repos minimum… etc.

En fin de contrat, vous devrez recevoir une attestation de travail, un certificat de travail et un reçu pour solde de tout compte.

Que faire de l’argent gagné ?

Le job d’été, c’est souvent un 1er pas vers l’autonomie financière. Le petit pécule récolté pourra être mis de côté, pour payer ses études, acheter sa 1ère voiture pour décrocher plus tard un éventuel CDI … etc. En général, vous percevrez ce salaire par virement sur votre compte bancaire. Si vous n’en avez pas déjà un, c’est une bonne raison pour aller l’ouvrir et fournissez votre RIB à votre employeur. Pensez aussi au livret jeune qui bénéficie d’un taux d’intérêt plus intéressant.

Le revers de la médaille, c’est qu’il faudra payer des impôts sur ces revenus. On vous rassure : si vous avez moins de 25 ans au 1er janvier, les salaires perçus durant vos congés scolaires ou universitaires bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu. Cette exonération, qui concerne tous vos revenus de l’année, est limitée à 3 fois le montant mensuel du SMIC, et elle fonctionne que vous soyez rattaché(e) ou non au foyer fiscal de vos parents.

Pour bien démarrer dans ses finances personnelles et la gestion de son budget, on vous conseille la lecture de notre guide dédié Mon argent ? Je gère.

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