Covid-19 : de nombreuses mesures pour maintenir vos revenus

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Pour faire face à cette crise sanitaire, le gouvernement a mis en place de nombreuses aides. L'objectif est de maintenir au mieux le niveau de vos revenus et donc l'équilibre de votre budget. Tour d'horizon des principales mesures.

Des indemnités journalières exceptionnelles

Le délai de carence a été supprimé et plusieurs dispositifs exceptionnels ont été mis en place.

Si vous avez été placé en "quarantaine" après avoir été exposé au Covid-19 et que vous ne pouvez pas télétravailler, vous pouvez bénéficier d'une indemnisation exceptionnelle. Plus précisément, vous avez droit à des indemnités journalières et ce, sans délai de carence quel que soit votre statut professionnel. La durée maximale d'indemnisation est de 20 jours.

Si vous êtes contraint de garder vos enfants, les écoles étant fermées, un arrêt de travail exceptionnel peut vous être fourni sous conditions : vos enfants ont moins de 16 ans et votre travail ne vous permet pas de télétravailler. L'indemnisation est versée sans délai de carence et est accordée pendant toute la fermeture de l'école de vos enfants.

Si vous êtes considéré comme une personne à risque de développer une forme grave du Covid-19 (70 ans et plus, antécédents cardiovasculaires, pathologie chronique respiratoire, fin de grossesse, diabète...), vous pouvez demander un arrêt de travail préventif, simplifié et renouvelable, directement en ligne auprès de votre CPAM ; vous pourrez en bénéficier sans délai de carence.

Et bien sûr, si vous avez contracté le Coronavirus, vous serez indemnisé sans délai de carence pendant toute la durée de l'arrêt de travail prescrit par le médecin.

Si vous êtes actuellement en arrêt pour garder vos enfants ou parce que vous êtes considéré comme une personne vulnérable, vous continuerez d'être indemnisé par la Sécurité sociale jusqu'au 30 avril. A compter du 1er mai, vous serez placé en chômage partiel.

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Le chômage partiel indemnisé

Beaucoup d'entreprises ont dû temporairement réduire ou même arrêter leur activité suite au Covid-19 ; elles ont pu mettre leurs salariés en chômage partiel. Vous pouvez être concerné, peu importe votre ancienneté dans l'entreprise, le type de contrat de travail (CDI, CDD, apprentis...), ou le temps de travail (temps plein, temps partiel).

Votre salaire est alors remplacé par une indemnisation qui équivaut au minimum à 70% de votre rémunération brute, soit 84% de votre salaire net.

Cependant, certains salariés vont continuer à percevoir l'intégralité de leur rémunération habituelle, c'est le cas notamment des personnes rémunérées au SMIC (soit 1219 euros nets par mois) et les salariés en formation professionnelle.

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Les droits au chômage prolongés : actualisez votre situation

Pour les demandeurs d'emplois arrivant en fin de droit, à compter du 1er mars et à tout moment pendant la période de crise sanitaire, les droits aux allocations chômage sont prolongés.

En effet, comme il peut être actuellement compliqué de retrouver rapidement un emploi, vous pouvez donc continuer à toucher les mêmes montants d'indemnisation que les mois précédents et cette mesure s'applique à tous les demandeurs d'emploi.

Attention : même en fin de droits, vous devez continuer à actualiser votre situation à Pôle emploi comme vous le faisiez chaque mois sur le site Internet, sur l'application ou par téléphone au 3949 (coût d'un appel local depuis un mobile et gratuit depuis un fixe). L'allongement de vos droits se fera alors automatiquement.

N'hésitez pas à contacter votre conseiller Pôle emploi pour obtenir plus d'informations.

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Une aide exceptionnelle pour les bénéficiaires du RSA, de l'ASS ou des allocations logement

Si vous bénéficiez du RSA (Revenu de Solidarité Active), de l'ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) ou des allocations logement, vous allez pouvoir profiter d'une prime exceptionnelle qui vous sera versée le 15 mai prochain par la CAF (Caisses d'Allocations Familiales), la MSA (Mutualité Sociale Agricole) et Pôle emploi. Cette aide vous sera versée automatiquement, vous n'avez aucune démarche à effectuer.

  • Pour les ménages touchant le RSA ou l'ASS, le montant de l'aide est de 150 euros par foyer, majorée de 100 euros par enfant.
  • Pour les ménages ne touchant que les aides au logement, l'aide est de 100 euros par enfant à charge.

Du fait des règles de confinement et notamment pour les personnes dans l'incapacité de renouveler leur déclaration trimestrielle parce qu'elles ne disposent pas d'Internet chez elles, leurs droits seront automatiquement renouvelés. Si vous disposez d'une connexion à Internet, vous êtes bien sûr invité à déclarer vos ressources en ligne.

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La possibilité de baisser son taux d’imposition

Vous pouvez à tout moment signaler une modification de vos revenus pour une prise en compte au plus tôt. Cela permet particulièrement en cas de baisse de vos revenus d'éviter un prélèvement d'impôt trop important puisque votre taux de prélèvement sera alors actualisé pour tenir compte de vos nouveaux revenus. Attention, la baisse de vos revenus doit être supérieure à 10%.

Il vous suffit de vous rendre dans votre espace personnel sur le site impots.gouv.fr puis de cliquer sur " gérer mon prélèvement à la source " puis " je signale une modification de mes revenus ". Vous devrez ensuite indiquer le montant de vos revenus prévisionnels ainsi que ceux de l'année précédente.

Si vous ne faites pas la démarche maintenant, sachez que dans tous les cas, votre taux de prélèvement à la source s'ajustera automatiquement en fonction de votre prochaine déclaration de revenus et l'impôt prélevé en 2021 sera inférieur pour rattraper ce que vous auriez versé en trop en 2020.

Par ailleurs, sachez que la période de déclaration de revenus 2019 initialement prévue dès le 9 avril, est reportée et débutera le 20 avril :

  • pour les déclarations papiers, la date limite d'envoi est repoussée d'un mois, jusqu'au 12 juin,
  • pour les déclarations en ligne, la date limite s'étale du 4 au 11 juin, selon les départements.

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Une prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, jusqu'à 2 000 euros

En raison de la crise sanitaire, la prime exceptionnelle dite "Macron" est aménagée. Son montant reste à la discrétion de l'entreprise. Elle peut être versée en plusieurs fois et jusqu'au 31 août 2020 alors qu'elle devait s'arrêter au 30 juin 2020 et va pouvoir atteindre un montant de 2 000 euros (au lieu de 1 000). Ce dispositif vise notamment à récompenser et encourager les salariés qui se rendent actuellement sur leur lieu de travail et qui sont directement exposés au virus. La prime reste non soumise à l'impôt sur le revenu, ni aux cotisations sociales.

Selon que votre entreprise dispose ou non d'un accord d'intéressement, le montant de la prime pourra atteindre 1 000 ou 2 000 euros. Concrètement :

  • si votre entreprise a déjà versé la prime Macron, elle dispose donc d'un accord d'intéressement, elle peut verser une deuxième prime jusqu'à 1 000 euros,
  • si votre entreprise dispose d'un accord d'intéressement mais n'a pas encore versé la prime Macron, elle peut verser une prime jusqu'à 2000 euros,
  • si votre entreprise ne dispose pas d'un accord d'intéressement, elle peut verser une prime jusqu'à 1 000 euros à ses salariés.

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Remboursement du pass Navigo pendant le confinement

En cette période de confinement, vous aurez la possibilité de vous faire rembourser intégralement votre pass Navigo pour le mois d'avril et pour le début du mois de mai (jusqu'au 10 mai). En revanche, aucun remboursement n'est prévu pour le mois de mars.

Comme pour le remboursement organisé au mois de janvier suite aux grèves SNCF et RATP de décembre, vous devrez vous rendre sur une plateforme dédiée qui ouvrira début mai pour faire la demande de remboursement de :

  • 100 euros pour le pass Navigo Annuel ou le pass Navigo Mensuel (à condition d'avoir acheté le mois d'avril),
  • 50 euros pour le pass Navigo Senior ou le pass Imagine R.

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A savoir : en cas de difficulté

En cas de difficulté, réagissez rapidement : plus vous réagissez tôt face à une difficulté financière, plus vous vous donnez des chances de trouver une solution avant que votre situation ne devienne instable.

  • Contactez au plus vite votre conseiller bancaire pour faire le point : il pourra, au cas par cas, et en tenant compte des circonstances particulières, étudier les solutions pouvant être envisagées.
  • Dans la mesure du possible, continuez de payer vos différentes charges (loyer, téléphone, énergie...), et si, vous pensez que vous ne pourrez pas payer la totalité, informez-en le créancier concerné et tentez de négocier des délais de paiement avec lui.

Avril 2020

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